PODCAST. Sixième Science, épisode 69 : les organoïdes s'animent

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Pour son 69e épisode, Sixième Science vous explique les organoïdes, vous dit tout du réveil des mini-cerveaux et vous détaille les champs d’application de ces travaux d’ingénierie cellulaire qui intéressent de très nombreuses équipes de recherche à travers le monde.

A quoi a bien pu penser en 2019 Alysson Muotri, le responsable d’un laboratoire californien, quand il s’est rendu compte que ses cultures cellulaires, reproduisant en miniature un morceau de tissu cérébral, se mettaient à émettre spontanément une activité électrique ? Peut-être à la célèbre réplique du Dr Henry Frankenstein : "it’s alive ! It’s alive !" ("C’est vivant !").

Des méthodes révolutionnaires mais qui interrogent

Pour son 69e épisode, , le podcast scientifique de Sciences et Avenir et 20 Minutes, vous détaille les champs d’application de ces travaux d’ingénierie cellulaire qui excitent de très nombreuses équipes de scientifiques à travers le monde. Au micro, Hugo Jalinière, journaliste à Sciences et Avenir et Romain Gouloumès de vous dévoilent ces étonnants travaux qui tous reposent sur la capacité des cellules souches, point de départ de ces expérimentations, à proliférer par division cellulaire, s’autostructurer et à reformer un certain type de cellules, ici, des neurones. Autant de recherches qui ne sont toutefois pas sans soulever des questionnements éthiques comme le signale le président du comité d’éthique de l’Inserm, Hervé Chneiweiss, interrogé par Hugo Jalinière. Le scientifique se demande en effet "si ces entités poussées à maturité pourraient un jour développer une forme de conscience".

Tous les tissus et les organes sont concernés

Cerveau donc mais aussi foie, coeur, peau, muscle…pas un tissu ou organe n’échappe aux expérimentations. En mars dernier, la liste s’est encore allongée avec les premiers organoïdes de glandes lacrymales produits par une équipe néerlandaise. Ces petites structures cellulaires conçues en 3D pour mieux étudier les phénomènes de sécheresse oculaire, ont même fini par sécréter leurs propres larmes ! A l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) une autre équipe est elle parvenue, au bout de 340 jours d’attente, à élaborer le premier modèle d’une maladie neurodégénérative : la sclérose latérale amyotrophique (ou maladie de[...]

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