Podcast: «Nude» mets le fait divers à nu

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Dans un entretien en sept volets, un ancien journaliste spécialiste des faits divers raconte cette profession dont il parle «comme d'une maîtresse». Vous avez des podcasts à recommander? Vous voulez échanger et débattre avec d'autres passionnés? Rejoignez le Slate Podcast Club! «Je suis peut-être un peu plus méfiant que la moyenne. Dans un parc, je ne vais jamais lâcher mon fils des yeux. C'est idiot, mais c'est ce qu'on appelle une déformation professionnelle.» Si Guilhem est si prudent, c'est qu'il a côtoyé les pires horreurs: meurtres, viols, trafic de drogue et même catastrophes naturelles. Et pour cause, son travail était de les raconter. Ancien «fait-diversier» (c'est ainsi que l'on désigne les journalistes en charge des faits divers dans le métier), Guilhem raconte sa longue carrière au micro de Julie Marcelline Pujol dans Nude, podcast de témoignages intimes tout à fait réjouissant. Dans cette série intitulée «L'envers du fait divers», l'auditeur plonge dans les coulisses du métier de fait-diversier et dans les souvenirs d'un homme qui s'était jusque-là interdit toute introspection. À LIRE AUSSI Lorsqu'un fait divers tourne à l'incendie médiatique Tombé dans la marmite Au fur et à mesure des sept épisodes de cette série –la plus longue publiée par Julie Marcelline Pujol, plus habituée aux entretiens en une ou deux parties– Guilhem fend l'armure qu'il a mis tant d'années à se forger. Marqué dès son premier stage par l'attentat de la station RER de Saint-Michel, ce fils de magistrat pas très assidu à l'école a une révélation en couvrant cet événement choquant. «Cet attentat m'a permis de comprendre que j'étais capable d'ouvrir un tiroir dans mon cerveau, de ranger ce que je voyais et de le supporter. Pour moi, c'est un véritable déclencheur: je sais que je suis fait pour ce métier, que je vais... Lire la suite sur Slate.fr.