Des poches de vie dans l'atmosphère de Vénus ?

·2 min de lecture

Malgré son apparence inhospitalière, Vénus pourrait être susceptible d’abriter la vie, notamment dans son atmosphère : des anomalies chimiques inexpliquées y sont détectées, dont l’éventuelle présence d’ammoniac. Des chercheurs du MIT proposent un enchainement de processus chimiques capables, à partir de la simple présence d’ammoniac (d’origine potentiellement biologique dans l’étude), de neutraliser l’environnement acide de l’atmosphère.

Parfois surnommée la « planète sœur de la Terre » du fait de certaines de leurs similitudes (taille, masse, composition), Vénus est notre plus proche voisine planétaire. Avec une température d’en moyenne 460 °C, sa surface est constamment balayée par des vents soufflant à près de 100 m/s, créant des conditions largement défavorables à la survie de n’importe quelle forme de vie connue. Quant à son atmosphère, elle est composée à 96 % de dioxyde de carbone, et est beaucoup plus dense que l’atmosphère terrestre, avec une pression au sol de 93 bars (soit près de 93 fois la pression à la surface de la Terre). Elle comporte également d’épais nuages composés de dioxyde de soufre et de gouttelettes d’acide sulfurique, parfois à l’origine de pluies d’acide sulfurique (qui sont d’ailleurs évaporées avant de pouvoir atteindre la surface). 

La surface de Vénus vue par les sondes Venera 13 et Venera 14. © Soviet Space Agency/IPF APOD/Don P. Mitchell
La surface de Vénus vue par les sondes Venera 13 et Venera 14. © Soviet Space Agency/IPF APOD/Don P. Mitchell

Une planète inhospitalière suspectée d’abriter des conditions propices à la vie ?

Malgré ces caractéristiques peu engageantes, plusieurs paramètres amènent les scientifiques à suspecter Vénus de pouvoir abriter de la vie, notamment dans son atmosphère : d’abord, à environ 50 kilomètres d’altitude, la pression et la température sont similaires à celles de la surface de la Terre (environ 1 bar, et une température variant de 0 à 50 °C), apportant des conditions bien plus clémentes que sur la surface vénusienne. De plus, des anomalies chimiques qui demeurent inexpliquées ont été détectées dans les nuages vénusiens, comme la présence de dioxygène en faibles quantités, de particules non sphériques (par opposition aux gouttelettes sphériques d’acide sulfurique), et même de petites concentrations en vapeur d’eau. Les profils verticaux d’abondance de dioxyde de soufre et de vapeur d’eau dans l’atmosphère de Vénus semblent également difficiles à expliquer. Fait encore plus intrigant, la présence d’ammoniac y avait brièvement été détectée dans...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura

VIDÉO - 2021 : l'Europe frappée de plein fouet par les effets du changement climatique

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles