PMA pour toutes: pourquoi le gouvernement a autant perdu de temps

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Une manifestante pro-PMA pour toutes le 10 octobre 2020 à Rennes (Photo: Damien MEYER / AFP)
Une manifestante pro-PMA pour toutes le 10 octobre 2020 à Rennes (Photo: Damien MEYER / AFP)

BIOÉTHIQUE - “Macron hypocrite, les lesbiennes vont en Belgique!”, scandaient encore des militantes lesbiennes le 25 avril dernier à Paris. C’était une des promesses emblématiques du candidat Macron en 2017: l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules en France.

Mais quatre ans après son élection, elle n’a toujours pas été votée. Le projet de loi bioéthique, qui comprend cette avancée, mais aussi une délicate réforme de la filiation et de l’accès aux origines, la question de l’autoconservation des ovocytes ou encore la recherche sur les cellules souches embryonnaires, sera à nouveau discuté ce lundi 7 juin à l’Assemblée puis au Sénat à la fin du mois. Avant une promulgation du texte promise pour cet été.

“Le premier bébé né par PMA (procréation médicalement assistée, NDLR) d’un couple de femmes ou d’une femme seule naîtra avant la fin du mandat”, s’est même avancé le ministre de la Santé Olivier Véran dans une interview à Sciences Po TV le 3 mai dernier.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement fait une telle promesse. Il suffit pourtant de se replonger dans les archives pour se rendre compte qu’elles n’ont bien souvent pas été suivies d’effet. Le 12 septembre 2017, Marlène Schiappa, alors secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes, assurait au micro de BFMTV qu’en “termes de calendrier, nous serons sur l’année qui arrive, 2018, probablement avec les révisions de la loi bioéthique”.

Quelques jours plus tard, sur France 3, ell...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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