PMA pour toutes: le gouvernement veut réduire les délais d'attente d'un an à six mois

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Le ministre de la Santé Olivier Véran, à Paris le 7 septembre 2021 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP
Le ministre de la Santé Olivier Véran, à Paris le 7 septembre 2021 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Après l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, y aura-t-il de premiers enfants conçus d'ici la fin de l'année 2021, comme le souhaitait Olivier Véran? Plus de deux mois après le vote de la loi, les décrets d'application n'ont pas encore été publiés - ils sont attendus dans les prochains jours. Mais le gouvernement annonce ce mardi vouloir réduire les délais d'attente - d'un an aujourd'hui à six mois - grâce à un nouvel investissement de 8 millions d'euros censé répondre à l'accroissement des demandes.

"Il y a un afflux considérable de demandes dans les centres", a indiqué mardi à l'AFP l'entourage du ministre de la Santé, Olivier Véran. "On s'attendait à 1000 demandes supplémentaires en 2021, on est déjà plutôt autour de 3500".

Or "le ministre a pris un engagement: porter le délai d'attente d'un an en moyenne à six mois pour tous les publics", a-t-on ajouté de même source.

Un nouvel investissement

Pour y parvenir, le gouvernement annonce consentir un nouvel investissement de 8 millions d'euros qui concerne les équipements et les moyens humains des centres jusqu'en 2023: 4 millions dès cette année, dont 2 millions pour l'équipement et 2 pour le personnel, lesquels seront renouvelés en 2022 et 2023.

Les centres avaient bénéficié dès le premier semestre 2021 de crédits d’amorçages (3,3 millions) pour augmenter leur capacité, rappelle le ministère de la Santé.

Une campagne de communication sur le don de sperme

Afin de suivre les délais et accompagner la montée en charge, un comité de pilotage sera mis en place dès l'automne. Ce comité aura vocation à suivre la manière dont se passe la mise en application de la nouvelle loi, pour les professionnels comme pour les patients.

Le ministre de la Santé réunissait ce mardi matin sur ce sujet l'ensemble des centres, les directions des établissements porteurs et les Autorité régionales de santé. Dans l'après-midi, il devait recevoir avec les ministres Elisabeth Moreno et Adrien Taquet des professionnels et des familles pour échanger sur la réforme et leurs attentes.

Face au risque de pénurie de sperme, qui inquiète certaines associations, une campagne de communication pour inciter au don devrait prochainement être lancée par le ministère de la Santé.

Article original publié sur BFMTV.com

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