PMA : "C'est un parcours de la combattante qu'on n'a pas envie de revivre"

franceinfo, Benjamin Illy
Delphine et son épouse ont eu recours à la PMA. Sur franceinfo, elles témoignent des difficultés qu'elles ont eues jusqu'à l'adoption de leur fils.

Delphine et Emilie se sont mariées en 2014 et très vite elles se sont renseignées "pour savoir comment, en étant deux femmes, il était possible de concevoir un enfant". Dans leur appartement à Vincennes, elles vivent aujourd'hui avec leur petit garçon de deux ans. C'est dans un CHU, en Belgique, qu'elles se sont rendues pour une procréation médicalement assistée (PMA) : "Par essai, c'est 1 000 à 1 200 euros pour une insémination artificielle et si vous devez passer ensuite en fécondation in vitro, vous montez très vite à 2 500 euros par essai", raconte Delphine. Mais pour le couple, qui attend un autre enfant, la question de la filiation est encore bien plus compliquée à régler : "Ma femme, qui n’a pas portée l’enfant, n’a aucun droit, ni aucun devoir sur lui puisqu’elle n’est pas reconnue comme son parent", explique Delphine.

Un processus "d'une extrême violence"

Pour qu'Emilie soit reconnue comme étant la mère de cet enfant, le couple aura donc recours au processus d'adoption. Une enquête sur leur famille qui a beaucoup marqué Delphine : "Un jour, un policier vient chez vous, visite votre chambre, ouvre les placards, regarde le nombre de jouets et de vêtements de votre enfant. C’est d’une violence extrême. Franchement, c'est un parcours de la combattante et on n'a pas envie de le revivre", (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi