La PMA, une «Avalanche» de stress et de paillettes

Libération.fr

Romancière et cinéaste, l’Australienne Julia Leigh revient dans un ouvrage cru et drôle sur son long parcours avant de réussir sa fécondation in vitro.

Le sujet est une expérience contemporaine : six années de compagnonnage avec la procréation médicalement assistée. Celle qui raconte son parcours de combattante est l’Australienne Julia Leigh, née en 1970, réalisatrice de Sleeping Beauty, un film dont l’héroïne endormie par des narcotiques laisse, la nuit, son corps aux hommes en libre-service. Elle est également l’auteure de deux romans brillants et glaçants, la Chasse (Actes Sud, 2000) et Ailleurs (Bourgois, 2008).

Résultat de la rencontre entre la fécondation in vitro et Julia Leigh : un récit très drôle, cru, nerveux, des qualités qui singularisent immédiatement son témoignage. Il est aussi traversé d’images cauchemardesques que l’on trouve dans ses fictions. Elles passent à la vitesse de l’éclair dans Avalanche, car même si le traitement dure six ans, tout se précipite chez Leigh qui ne connaît pas la plainte : son film est sélectionné à Cannes, elle se marie, se sépare, des noms d’oiseaux volent entre elle et son ex-mari - «Fais-toi pousser une bite», lui répond-il lorsqu’elle lui demande du sperme congelé alors qu’ils ne sont plus en couple. Qu’à cela ne tienne, il existe d’autres donneurs. Leigh a beau écrire qu’elle ne supporte pas les prises de sang («Je suis tellement phobique que je grince des dents rien que de taper le mot "veine"»), elle nous raconte les intrusions inhérentes à la PMA, les seins et le ventre toujours lourds, les injections de testostérone.

Ces manipulations étranges et formidables lorsqu’elles fonctionnent s’accompagnent de répliques surprenantes : «J’espère que vous avez de quoi faire au congélo», lui dit une infirmière, au cas où le transfert du jour échouerait. Leigh se surprend à penser à son «petit embryon passant Noël tout seul dans un réservoir glacé rempli d’azote liquide». Cette aventure, écrit-elle, pourrait être (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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