Vivendi et Bouygues parmi les prétendants pour le rachat de M6, selon des sources

par Mathieu Rosemain et Gwénaëlle Barzic
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VIVENDI ET BOUYGUES PARMI LES PRÉTENDANTS POUR LE RACHAT DE M6, SELON DES SOURCES

par Mathieu Rosemain et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Les conglomérats français Vivendi et Bouygues font partie des candidats ayant transmis une offre pour le rachat de la participation de contrôle de l'allemand Bertelsmann dans le groupe de médias M6, a appris jeudi Reuters de deux personnes proches du dossier.

Le magnat des télécoms Xavier Niel et l'homme d'affaires tchèque Daniel Kretínsky sont aussi intéressés par cette opération, ont dit les sources, lesquelles ont requis l'anonymat du fait du caractère privé des discussions.

D'après une source distincte, le principal groupe audiovisuel commercial italien, Mediaset, se penche aussi sur ce dossier du rachat des actions de M6 détenues par RTL Group, filiale de Bertelsmann.

Reuters a rapporté en janvier que Bertelsmann avait approché des candidats potentiels, dont Vivendi et l'opérateur télécoms Altice Europe, en vue d'une possible cession de sa participation dans M6.

Le quotidien Les Echos a rapporté en premier lieu jeudi sur son site internet qu'au moins quatre candidats, dont Vivendi, TF1 - filiale de Bouygues -, Xavier Niel et Daniel Kretínsky, étaient intéressés par le rachat de ces actions.

Vivendi, Bouygues, Mediaset et Bertelsmann ont décliné des demandes de commentaire. Xavier Niel et Altice Europe n'ont pas pu être joints dans l'immédiat. Etienne Bertier, président de CMI France, unité de médias détenue par Daniel Kretínsky, a aussi décliné une demande de commentaire.

Une vente de l'intégralité des parts de RTL Group dans M6 marquerait le départ de Bertelsmann du marché français après que le groupe allemand a accepté en décembre de vendre Prisma Médias, numéro un de la presse magazines française, à Vivendi.

RTL Group, qui communiquera vendredi ses résultats sur l'année 2020, a répété des commentaires effectués en janvier selon lesquels il y avait des raisons claires pour une "consolidation du secteur de l'audiovisuel européen" et que le groupe étudiait ses options.

(Mathieu Rosemain et Gwénaëlle Barzic, avec Elvira Pollina, Benoit Van Overstraeten et Pamela Barbaglia; version française Jean Terzian)