Plusieurs pays demandent à Moscou d'arrêter de bombarder Alep

Après un bombardement sur un quartier d'Alep tenu par les insurgés. Plusieurs Etats membres du Conseil de sécurité de l'Onu ont prié la Russie, qui soutient militairement le régime de Bachar al Assad, de cesser de bombarder la région d'Alep pour permettre l'acheminement d'aide humanitaire, à la veille de la réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). /Photo prise le 5 février 2016/REUTERS/Abdalrhman Ismail (Reuters)

NATIONS UNIES (Reuters) - Plusieurs Etats membres du Conseil de sécurité de l'Onu ont prié la Russie, qui soutient militairement le régime de Bachar al Assad, de cesser de bombarder la région d'Alep pour permettre l'acheminement d'aide humanitaire, à la veille de la réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). A la demande de la Nouvelle-Zélande et de l'Espagne, le Conseil s'est réuni à huis clos pour faire le point sur la situation après l'alerte lancée par les Nations unies, selon lesquelles plusieurs centaines de milliers de civils pourraient être privés de nourriture si les forces syriennes parviennent à encercler les quartiers d'Alep aux mains des insurgés. "Les raids aériens russes sont une cause directe de cette crise autour d'Alep", a affirmé le représentant permanent de la Nouvelle-zélande, Gerard van Bohemen, s'adressant à la presse après avoir entendu Stephen O'Brien, secrétaire général adjoint de l'Onu aux affaires humanitaires. Le GISS se réunit jeudi à Munich, en marge de la conférence internationale annuelle sur la sécurité, pour tenter sans grand espoir de relancer les négociations entre Damas et l'opposition. L'offensive d'Alep a entraîné la suspension, le 3 février, des discussions entamées à Genève sous l'égide des Nations unies. L'émissaire spécial de l'Onu, Staffan de Mistura, espère les relancer le 25 février. Pour revenir sur les rives du lac Léman, le Haut Conseil pour les négociations (HCN), alliance de l'opposition syrienne formée en décembre à Ryad, exige l'application de la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'Onu, qui prévoit notamment un cessez-le-feu, le ravitaillement des zones assiégées et la libération des détenus politiques. [nL8N15P39B] "Le régime (syrien) et ses alliés ne peuvent prétendre qu'ils tendent la main à l'opposition alors qu'il s'efforce de la détruire de l'autre", a déclaré l'ambassadeur Français François Delattre. Parlant de frappes "transparentes, son homologue russe Vitali Tchourkine a reproché à certains Etats membres du Conseil d'"exploiter grossièrement les questions humanitaires pour jouer un rôle destructeur dans le processus politique". L'ambassadeur britannique Matthew Rycroft a quant à lui invité Moscou à présenter des "idées concrètes" à Munich. Selon un responsable occidental, la Russie a proposé d'observer un cessez-le-feu à partir du 1er mars, mais aucun accord n'a encore été conclu sur ce point. (Michelle Nichols, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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