Pluie de tubes et de sourires : le concert des ténébreux The Cure était particulièrement enjoué vendredi à Rock en Seine

Laure Narlian

A force de les entendre explorer album après album les affres de la dépression, les tourments amoureux et le spleen existentiel, on avait presque fini par oublier que The Cure pouvait aussi être un groupe enjoué. Vendredi soir à Rock en Seine, où il donnait son seul concert en France de l’année, le groupe britannique nous l’a prouvé de manière éclatante : entre les larmes peut affleurer la joie.

On s’en rend compte à mesure que le jour tombe, que le noir se fait et que le chanteur se détend. La foule, qui rassemble la plus formidable et diverse collection de T-shirt de The Cure qu’il nous ait été donnée de voir, commence à trépigner d’impatience lorsque le groupe fait son entrée, à 21h tapantes. En guise de présentation, Robert Smith, se tortillant les doigts et visiblement ému, se promène lentement, ostensiblement, d’un bout à l’autre de la scène, balayant la foule de son regard intense et charbonneux, comme pour jauger les forces en présence.

Son charisme naturel éteint les derniers chuchotements et durant un instant le silence se fait. Plus qu’aux applaudissements, c’est à cette qualité d’écoute qu’on juge la ferveur des fans. Elle est énorme. Robert nous gratifie alors d’un demi-sourire, encore timide.




La setlist balaye 40 ans de chansons

Les majestueux (...)

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