Ils plongent sous le « glacier de la fin du monde » et reviennent avec des nouvelles inquiétantes

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Catastrophique. Apocalyptique. Ou encore « jour du jugement dernier ». « Jour de la fin du monde ». Ce sont quelques-unes des traductions possibles pour le terme « doomsday » employé par les anglophones pour qualifier le glacier Thwaites. C’est un glacier de l’inlandsis de l’ouest de l’Antarctique. Et ce surnom, il le doit à sa taille impressionnante. Près de 200.000 km2 — c’est le tiers de la superficie de la France. Mais surtout au fait que depuis quelques années, il compte pour une part importante — un tiers en 2012 — de la masse de glace perdue du côté de la baie de l’île du Pin qui s’ouvre sur la mer d’Amundsen.

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« Le niveau mondial de la mer est affecté par la quantité de glace sur terre. Or la plus grande incertitude dans les prévisions est l’évolution future de l’inlandsis de l’Antarctique de l’ouest », explique Anna Wåhlin, océanographe à l’université de Göteborg (Suède), dans un communiqué. Car si la calotte glaciaire de l’Antarctique occidentale représente 10 % du taux actuel d’élévation du niveau de la mer, elle représente aussi l’un des plus grands potentiels à l’élévation dans le futur. Parce que les changements climatiques les plus rapides du monde se produisent dans la région.

C’est pourquoi les chercheurs de l’université de Göteborg ont souhaité aller voir de plus près ce qui se joue du côté du glacier Thwaites. On plus exactement… sous le glacier. Le glacier Thwaites, de par son emplacement et sa forme, est en effet particulièrement sensible aux courants océaniques chauds et salés qui se frayent un chemin en dessous. Et grâce à un sous-marin autonome — baptisé Ran —, les chercheurs ont enfin pu mesurer la force, la température, la salinité...

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