Plomb, pesticides, déchets médicaux : à Guérande, les marais salants sont menacés de toutes parts

Camille Adaoust

La presqu'île est idyllique, lovée entre trois couleurs : le vert du parc naturel régional de Brière, le bleu de l'océan et le blanc des marais salants. Ces derniers ont fait connaître Guérande dans le monde entier. Les sachets de gros sel, de sel fin ou de fleur de sel de ce coin de Loire-Atlantique sont réputés et couverts de labels et de certifications. Pourtant, en janvier 2018, un avis de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est venu bousculer ce petit monde : plusieurs produits ont été rappelés après la découverte de "plomb à des teneurs supérieures à la réglementation". "Cela a été un point d'alerte, toute la filière s'est inquiétée", se rappelle Charlotte Le Feuvre, présidente de la coopérative Le Guérandais, qui représente 220 des 350 producteurs de sel de la presqu'île.

Qu'en est-il, deux ans plus tard ? C'est la question que se pose Rémy Gautron, président de la fédération Presqu'île environnement. "Les paludiers [qui récoltent le sel] font des analyses du sel, mais ils ne les communiquent pas", regrette-t-il, après avoir exprimé ses craintes sur notre plateforme (...)

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