Plomb à Notre-Dame de Paris: découvrez la carte des prélèvements

Le HuffPost avec AFP
Découvrez la carte des prélèvements de plomb à Notre-Dame (ici en feu le 15 avril dernier)

PARIS - Les pouvoirs publics ont mis en ligne ce mercredi 27 novembre la cartographie des prélèvements de poussières de plomb au sol depuis l’incendie de Notre-Dame en avril, alors que les derniers examens de dépistage d’enfants n’ont pas révélé de nouveaux cas de surcontamination.

L’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France a mis en ligne une “cartographie dynamique” (recensant les prélèvements effectués sur l’espace public - par les pouvoirs publics ou les communes - et a rendu publique une modélisation du panache de fumée dégagé lors du sinistre, confirmant que les retombées en plomb sont les plus fortes au plus près de l’incendie. Vous pouvez retrouver un aperçu de ces données ci-dessous.

Le prélèvements après l'incendie de Notre-Dame

A fin octobre, 1072 mesures de taux de plomb ont été pratiquées depuis l’incendie du 15 avril sur des enfants et jeunes dans les arrondissements de Paris les plus proches de la cathédrale (1er, 4e, 5e, 6e et 7e). 

“Pas à ce stade de surcontamination”

Douze cas dépassaient le seuil de déclaration obligatoire de saturnisme (50 microgrammes de plomb par litre de sang) “ce qui reste au niveau de la population globale, mais ne présente pas à ce stade de surcontamination”, a déclaré le directeur régional de l’ARS Aurélien Rousseau. Dans 11 de ces 12 cas, “on a trouvé une source de contamination à domicile”, notamment en raison de la présence de plomb dans les immeubles haussmanniens, a-t-il précisé en présentant ces résultats à la presse.

Sur les 1060 autres cas, 96 ont révélé un seuil de “vigilance” nécessitant un contrôle à six mois. Les tendances précédemment relevées se confirment donc.

Par ailleurs, l’ARS a fait réaliser par l’Ineris (Institut français de l’environnement industriel et des risques), une modélisation du panache de fumée de l’incendie, pour préciser sa trajectoire vers l’ouest et évaluer la quantité de poussière de plomb qu’il a pu entraîner.

Tout en reconnaissant une “incertitude importante”, l’Ineris a estimé à quelque 150 kilos les poussières de plomb...

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