Il pleut sur Terre 5.000 tonnes de poussières extraterrestres par an

Nathalie Mayer, Journaliste
·1 min de lecture

Voici maintenant deux décennies que les chercheurs du CNRS collectent des micrométéorites à proximité de la station franco-italienne Concordia, à 1.100 kilomètres des côtes de Terre Adélie, au cœur de l’Antarctique. Un endroit idéal en raison de la faible accumulation de neige et de la quasi-absence de poussières terrestres sur place. Leur conclusion : chaque année, 5.200 tonnes de micrométéorites atteignent le sol de notre Planète.

Rappelons que, dans son parcours autour du Soleil, la Terre croise régulièrement la route de poussières extraterrestres, provenant de comètes ou d’astéroïdes. Des particules de quelques dixièmes à centièmes de millimètres qui, lorsqu’elles pénètrent notre atmosphère, donnent naissance à des étoiles filantes. Et quelques-unes arrivent jusqu’au sol.

Les chercheurs ont collecté des micrométéorites dans les régions centrales de l’Antarctique pendant une vingtaine d’années. © Jean Duprat, Cécile Engrand, CNRS Photothèquemicro
Les chercheurs ont collecté des micrométéorites dans les régions centrales de l’Antarctique pendant une vingtaine d’années. © Jean Duprat, Cécile Engrand, CNRS Photothèquemicro

Avant tout des poussières de comètes

Leurs expéditions en Antarctique ont permis aux chercheurs de collecter suffisamment de particules — des poussières comprises entre 30 et 200 micromètres — pour mesurer un flux annuel. En d’autres mots, la masse accrétée par la Terre, par mètre carré et par an. Un flux qu’ils ont ensuite ramené à l’ensemble de notre Planète.

Plusieurs milliers de tonnes de micrométéorites qui tombent sur Terre chaque année, c’est très loin devant la masse d’objets plus grands. Comme les météorites. Leur flux correspondrait à moins d’une dizaine de tonnes par an. Réparties en quelque 230 objets de plus de 10 grammes arrivant au sol chaque jour.

Sur cette image au microscope, une micrométéorite extraite des neiges antarctiques. © Jean Duprat, Cécile Engrand
Sur cette image au microscope, une micrométéorite extraite des neiges antarctiques. © Jean Duprat, Cécile Engrand

Autre information confirmée par les chercheurs : le flux de micrométéorite observé est en accord avec la théorie qui prévoit que l’essentiel provient de comètes (80 %) et le reste seulement, d’astéroïdes. Des données qui aideront peut-être les...

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