En pleine masturbation il se déchire les poumons, une première pour les scientifiques

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Image du scanner des poumons du jeune homme diagnostiqué d'une déchirure des poumons (pneumomédiastin). (Photo: Nikola Rajic/Christian Schandl/RadiologyCaseReports)
Image du scanner des poumons du jeune homme diagnostiqué d'une déchirure des poumons (pneumomédiastin). (Photo: Nikola Rajic/Christian Schandl/RadiologyCaseReports)

Image du scanner des poumons du jeune homme diagnostiqué d'une déchirure des poumons (pneumomédiastin). (Photo: Nikola Rajic/Christian Schandl/RadiologyCaseReports)

MEDECINE - C’est une première, pour le moins insolite. Une étude publiée le 24 mars 2022 dans la revue Radiology Case Reports vient en effet de mettre en lumière un cas médical pour le moins surprenant, liant masturbation et affection aux poumons.

En effet, un jeune homme se serait rendu aux urgences du Kantonsspital Winterthur, un hôpital Suisse, se plaignant de douleurs aiguës au niveau du thorax. Après un premier examen, les soignants remarquent des craquements réguliers à effort respiratoire, et diagnostiquent un d’un emphysème sous-cutané ainsi qu’un pneumomédiastin spontané.

Ce dernier est une affection rare qui touche généralement les jeunes hommes d’une vingtaine d’années. Cette blessure peut notamment être causée par une exacerbation aiguë de l’asthme, des vomissements excessifs ou une toux violente. Un exercice physique intense peut aussi en être à l’origine. Néanmoins, les circonstances de ce cas présent demeurent totalement uniques et nouvelles.

Une déchirure généralement bénigne

Un pneumomédiastin spontané n’est pas très agréable. Cette blessure se caractérise par une déchirure soudaine des membranes pulmonaires, due à l’augmentation de la pression sanguine dans la cage thoracique. Pour résumer, le coeur s’accélère brutalement et les poumons n’ont pas le temps de réagir, ce qui provoque des déchirures.

Dès lors, chaque respiration est une souffrance, car les déchirures permettent à l’air de s’échapper hors des poumons (dans l’espace interne, nommé le médiastin). Dans la majeure partie des cas, cela reste bénin et ne touche qu’une petite partie de la population.

Les chercheurs expliquent par ailleurs que la grande majorité des pneumomédiastins spontanés disparaissent d’eux-mêmes, et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. En effet, certains patients ne se rendent même pas compte de la déchirure ou ressentent une simple gêne de quelques heures avant que la douleur ne parte d’elle-même.

Un cas unique en son genre

Normalement l’onanisme ne permet pas d’expliquer l’apparition subite d’une pneumomédiastins. Cependant, le jeune homme hospitalisé (qui explique souffrir d’un asthme léger) affirme qu’il était en train de se masturber quand il a ressenti les premières douleurs. De fait, les premiers résultats du scanner ont démontré que ses poumons étaient très endommagés.

Après diverses recherches, les auteurs de ce nouveau rapport de cas rapportant des cas similaires (et tout aussi rares) de personnes ayant souffert d’un pneumomédiastin spontané, mais cette fois suite à un rapport sexuel. Pour la masturbation cela reste donc bien une première.

Malgré cette découverte, les scientifiques restent très prudents. Ils estiment qu’il doit probablement y avoir d’autres facteurs, cumulés à la masturbation, à prendre en compte pour expliquer cette affaire.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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