En pleine grève, le gouvernement et la mairie de Paris se font la guerre

En marge de la grève nationale du 5 décembre, le gouvernement et la mairie de Paris se renvoient la responsabilité des blocages.

POLITIQUE - On se renvoie la balle. En plein mouvement de grèves particulièrement suivies à Paris en ce jeudi 5 décembre, le gouvernement accuse la mairie de Paris de jouer contre les usagers, quand ce dernier tente de se placer de leur côté.

Sur RTL, Alexandre Djebbari, secrétaire d’État aux Transports, a attaqué: “Nous avions proposé des cars qui desservent Denfert, Châtelet et Gare du Nord (des points centraux de la circulation parisienne, NDLR) mais comme c’est à la main de la maire de Paris, Anne Hidalgo, et qu’il semble que pour l’instant elle le refuse, je mets ça à la compréhension du débat public”, pointe-t-il, sous-entendant que la mairie de Paris refuse d’aider les franciliens à se déplacer dans la capitale en cette journée noire pour les transports parisiens. 

“Je trouve ça assez dommageable, l’ensemble des acteurs politiques doivent se mobiliser”, déplore le secrétaire d’État en charge des Transports qui espère que “la discussion évolue”..

Même heure, autre antenne. Sur France 2, c’est le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer qui accuse la mairie de Paris de ne pas faire son possible pour accueillir les enfants dans les écoles. Jean-Michel Blanquer y voit même une attitude partisane de la part d’Anne Hidalgo: “Je constate qu’ils réussissaient mieux à le faire quand il y avait un gouvernement qui lui plaisait davantage”.