L'actualité de l'attentat de Paris sur les Champs-Elysées rebat les cartes du dernier jour de campagne

Geoffroy Clavel
L'imprévisible soirée de jeudi qui rebat les cartes du dernier jour de campagne

PRESIDENTIELLE 2017 - Le débat démocratique percuté de plein fouet par la menace terroriste. Le grand oral des candidats programmé jeudi soir sur France2, à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, a été profondément perturbé par la fusillade visant des policiers sur les Champs-Elysées. Un attentat revendiqué par l'Etat islamique qui va rebattre les cartes de cette fin de campagne, plusieurs candidats ayant dans la foulée décidé d'annuler leurs déplacements ce vendredi pour se concentrer sur ce seul enjeu.

Premier indice de la déflagration qu'a provoqué l'événement sur la course à l'Elysée, l'ultime grand rendez-vous médiatique de l'élection a été rythmé par les informations dévoilées au compte-goutte (et parfois dans la confusion) sur le drame qui se déroulait sur les Champs-Elysées. Avec plus ou moins de bonheur pour les candidats qui prenaient la parole à tour de rôle toutes les quinze minutes. Plusieurs d'entre eux, dont Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Benoît Hamon, n'ont pas pu réagir en direct faute d'avoir été informé à temps et ont adressé des messages sur les réseaux sociaux.

Le candidat du NPA Philippe Poutou, qui préconise le désarmement des policiers, a vu sa proposition se retourner contre lui. Quant à ceux qui espéraient marquer les esprits par un coup d'éclat, comme Nicolas Dupont-Aignan qui a lu à l'antenne des SMS attribués au propriétaire du Figaro le poussant à renoncer, leur effet a été rapidement éclipsé par la gravité des faits se déroulant à quelques kilomètres à peine.

Emmanuel Macron a été le premier à disposer de suffisamment d'éléments pour adresser sa compassion aux familles des victimes. François Fillon, qui intervenait en dernier, a lui pu consacrer l'essentiel de son temps de parole à la lutte contre le terrorisme. Ce qui n'a pas empêché le candidat Les Républicains de relayer imprudemment une rumeur évoquant d'autres troubles dans la capitale.

Continuer à faire campagne ou la faire différemment

Au final,...

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