Plan pour l'aéronautique: des contreparties sur la localisation des emplois

Le gouvernement français annonce ce mardi son plan d’aide pour le secteur aéronautique, durement touché par la crise du coronavirus. Un plan sectoriel sur le modèle du secteur de l’automobile, de plusieurs milliards d’euros sur une durée assez longue. Le quotidien économique Les Échos évoque le chiffre de 10 milliards.

Avec la pandémie et l’arrêt du trafic aérien, la filière en croissance depuis 20 ans a dû faire face à une chute des commandes d’avions. Le motoriste Safran et l’avionneur Airbus évoquent une baisse des commandes de 30 à 40%.

Un coup dur pour cette filière industrielle majeure qui représente près de 200 000 salariés en France. C’est pourquoi ils réclament une aide du gouvernement.

Le secrétaire d’État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a dévoilé les grandes lignes de ce plan, dont le premier objectif est d’éviter les licenciements.

Près de trente mille postes sont aujourd’hui menacés. L’État va mettre en place un dispositif de chômage partiel de longue durée. Plusieurs industriels envisagent de passer à la semaine de quatre jours.

Sur le modèle du plan pour l’automobile, le gouvernement demandera en contrepartie des garanties sur la localisation des emplois.

L’aéronautique est un gros poste à l’exportation. Ce plan prévoit aussi un fond de soutien pour consolider l’industrie. Un fonds d’investissement doté d’environ un milliard d’euros pour aider les sous-traitants, et protéger les entreprises ayant des compétences critiques des rachats étrangers.