Le plan de la Formule 1 pour que des pilotes femmes émergent au plus haut niveau

ABU DHABI, UNITED ARAB EMIRATES - NOVEMBER 18: Pierre Gasly of France driving the (10) Scuderia AlphaTauri AT03 on track during practice ahead of the F1 Grand Prix of Abu Dhabi at Yas Marina Circuit on November 18, 2022 in Abu Dhabi, United Arab Emirates. (Photo by Rudy Carezzevoli/Getty Images)
Rudy Carezzevoli / Getty Images ABU DHABI, UNITED ARAB EMIRATES - NOVEMBER 18: Pierre Gasly of France driving the (10) Scuderia AlphaTauri AT03 on track during practice ahead of the F1 Grand Prix of Abu Dhabi at Yas Marina Circuit on November 18, 2022 in Abu Dhabi, United Arab Emirates. (Photo by Rudy Carezzevoli/Getty Images)

SPORTS - Moins d’obstacles sur la route des femmes dans le sport automobile. La Formule 1, sport théoriquement mixte, mais en pratique 100 % masculin, va lancer une compétition réservée aux femmes pilotes dès 2023, baptisée « F1 Academy » et intégrée à la pyramide des échelons menant à l’élite du sport automobile.

« La série sera composée de cinq équipes dirigées par des équipes actuelles de F2 et de F3, chacune engageant trois voitures pour former une grille de 15 monoplaces », explique la Formule 1 dans un communiqué publié ce vendredi 18 novembre en marge du Grand Prix d’Abou Dhabi, dernier de la saison. La compétition aura pour but de conduire ces femmes vers le championnat de Formule 3, porte d’entrée vers le plus haut niveau.

Sept week-ends de trois courses seront au programme de la première saison, pour un total de 21 courses dont le calendrier n’a pas encore été publié.

La F1 Academy sera organisée en plus du championnat de monoplaces 100 % féminin des W Series. Organisé depuis 2019, celui-ci vit une existence compliquée. Il a été annulé en 2020 pour cause de pandémie de Covid et la saison 2022 ne s’est pas terminée, faute de financement suffisant.

Seulement deux femmes pour un Grand Prix en 70 ans

Depuis les débuts du championnat du monde en 1950, seules deux femmes ont pris le départ d’un Grand Prix, Maria Teresa de Filippis en 1958 et Lella Lombardi en 1975 et 1976. En mal de diversité, la F1 vise avec cette nouvelle compétition à « maximiser l’opportunité et le potentiel des jeunes pilotes féminines pour atteindre le plus haut niveau » en leur fournissant « l’expérience nécessaire avant de courir en F3 et de rejoindre la pyramide de la Formule 1 ».

Pour offrir plus de chances aux jeunes femmes d’accéder à la F1, les écuries ont aussi commencé à bouger. Ferrari a notamment accueilli en 2021 la première jeune femme dans sa prestigieuse académie, la Néerlando-belge Maya Weug, rejointe en 2022 par l’Espagnole Laura Camps Torras.

Alpine a aussi lancé cette saison un programme de recrutement d’adolescentes en karting avec pour but d’en amener au moins une en F1.

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