Une plainte va être déposée contre Ségolène Royal après ses propos sur la guerre en Ukraine

Ségolène Royal au festival de Deauville le 4 septembre 2020.  - LOIC VENANCE / AFP
Ségolène Royal au festival de Deauville le 4 septembre 2020. - LOIC VENANCE / AFP

Le collectif Stand With Ukraine va déposer plainte lundi contre Ségolène Royal, a appris ce vendredi BFMTV.com, confirmant une information de Libération.

"La plainte est en train d'être rédigée, elle va être déposée lundi", a indiqué à BFMTV Aline Le Bail-Kremer, co-fondatrice du collectif.

Mise en cause des exactions de Boutcha

Cette démarche fait suite aux propos tenus par l'ancienne ministre sur BFMTV jeudi 1er septembre. Sur notre plateau, elle avait remis en cause la réalité du bombardement par les Russes de la maternité de Marioupol, et notamment la vidéo, tournée par des journalistes de la très sérieuse agence de presse AP, montrant une femme enceinte touchée par des tirs. Elle était décédée de ses blessures.

"La maternité bombardée. Il (Volodymyr Zelensky, ndlr), a utilisé ça. Il a été incapable de donner le nom de cette femme. On a pas su le nom des victimes. Et vous vous doutez bien qu'à l'heure des téléphones portables, s'il y avait eu la moindre victime, le moindre bébé, on l'aurait vu", a déclaré Ségolène Royal.

Concernant les exactions commises à Boutcha, où se sont rendus des enquêteurs français, elle a ajouté, sceptique: "voyons les témoignages". Des propos qui ont suscité un tollé, et qui ont été condamnés par Raphaël Glucksmann ou encore Olivier Faure.

"Je n'ai jamais nié les crimes de guerre"

"Le collectif Stand With Ukraine, victimes et familles de victimes des crimes des forces russes, portent plainte contre Ségolène Royal: un avocat a été saisi ce jour. Nous défendrons ensemble l'honneur des disparus", a écrit sur Twitter le collectif.

Toujours sur la plateforme, Ségolène Royal est revenue ce vendredi sur ses propos.

"C'est faux. Je n'ai jamais nié les crimes de guerre. Ce que tous les experts savent: la propagande de guerre par la peur, par la terreur, qui conduit à l'escalade. Rappelons les frappes criminelles en Irak, sur le mensonge. Chirac, isolé, avant eu le courage de dire non", a-t-elle écrit.

Article original publié sur BFMTV.com