Les plages du Maroc vont-elles survivre aux "mafias du sable"?

Laurent Ribadeau Dumas
"La moitié du sable utilisé au Maroc, soit 10 millions de m³ par an, provient de l’extraction illégale de sable sur les côtes", avertit un rapport de l’ONU, relayant les inquiétudes du Parlement à Rabat. Un phénomène qui risque d'avoir des conséquences redoutables pour l’environnement.

Le sable est souvent utilisé pour la production de béton, indispensable "pour la construction d'hôtels, de routes et d'autres infrastructures touristiques", précise le rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement. Il est tellement utilisé que "dans certains endroits, la poursuite de travaux de construction pourrait (…) détruire ce qui attire en premier lieu les visiteurs : les plages elles-mêmes", poursuit le document onusien. Et de citer le cas d'"une grande plage" (dont le nom n’est pas donné) "entre Safi et Essaouira" (ouest) transformée par les trafiquants "en un paysage rocheux".

Autre exemple : "Asila, dans le nord du Maroc, a subi une sévère érosion de ses plages en raison de problèmes réglementaires et de pressions liées au tourisme". De son côté, le site du journal francophone Aujourd’hui Le Maroc cite le littoral de Mehdia, dans la région de Kénitra (ouest).

Résultat : "De nombreuses infrastructures près de la côte (marocaine dans son ensemble) sont maintenant menacées par l’érosion", résume le rapport onusien.

Principales responsables du trafic, selon le rapport, des "mafias du sable". "Le long du littoral marocain, les 'marchands de sable', maîtres-d’œuvre d’un business semi-mafieux, recrutent ainsi des centaines d’enfants", observe Le Monde. "Des fourmis face aux filières organisées qui disposent de gros moyens et du (...)

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