Placement des enfants : l'Assemblée unanime pour ne pas séparer les fratries

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Des parlementaires de droite comme de gauche ont salué la disposition, tout en soulignant combien il sera difficile de la mettre en oeuvre en pratique.

C'est un vote à l'unanimité. L'Assemblée nationale a adopté ce mercredi le principe du rassemblement des frères et soeurs dans un même lieu d'accueil en cas de placement des enfants, une "avancée" applaudie par les parlementaires de tous les camps.

Financement de 600 nouvelles places 

Quand des enfants sont placés, "le principe doit être clairement affirmé d'une interdiction de séparation des fratries", a souligné le secrétaire d'Etat Adrien Taquet, lors de l'examen en première lecture du projet de loi de protection des enfants. 

L'amendement gouvernemental indique que "l'enfant est accueilli avec ses frères et soeurs, sauf si son intérêt commande une autre solution".

"Il faut que dans la réalité ça puisse être tenable. C'est pour cela que la stratégie de prévention et de protection de l'enfance, dans son volet contractualisation, prévoit le financement par l'Etat à travers les départements de 600 nouvelles places de fratries", a poursuivi Adrien Taquet.

Des parlementaires de droite comme de gauche ont salué la disposition, tout en soulignant combien il sera difficile de la mettre en oeuvre en pratique.

Manque de moyens 

La députée communiste et ancienne ministre Marie-George Buffet a jugé "très important de respecter ce qui s'est construit dans la vie de ces fratries. Il va falloir surtout s'occuper d'avoir les lieux d'accueil suffisants. Si la loi le permet, ce serait vraiment dommage que ça ne suive pas au niveau de l'accueil concret, faisons en sorte qu'il y ait les moyens", a-t-elle insisté.

Sur un autre sujet, l'Assemblée a adopté dans la foulée un amendement de la socialiste Isabelle Santiago qui permettra au juge aux affaires familiales de confier à la victime de violences conjugales, "seule", l'exercice de l'autorité parentale pendant la durée d'une ordonnance de protection.

Selon l'élue du Val-de-Marne, il s'agit d'éviter toute pression du parent violent pendant la durée de l'ordonnance. La rapporteure Bénédicte Pételle et le secrétaire d'Etat Adrien Taquet d'accord sur le fond, se sont opposés sans succès à l'amendement arguant que cette mesure était déjà "satisfaite par le droit".

Article original publié sur BFMTV.com

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