Place Tian’anmen : 35 ans après le massacre, Taïwan entretient le souvenir

Un étudiant chinois tente d'arrêter les chars de l'Armée populaire de libération lors des manifestations de la place Tian'anmen, en 1989.   - Credit:Reuters
Un étudiant chinois tente d'arrêter les chars de l'Armée populaire de libération lors des manifestations de la place Tian'anmen, en 1989. - Credit:Reuters

C'est le plus important mouvement politique que la Chine ait connu depuis la révolution culturelle lancée par Mao Zedong en 1966. Entre le 15 avril et le 4 juin 1989, étudiants, intellectuels et ouvriers chinois se sont mobilisés en faveur de réformes démocratiques et pour la libéralisation du régime communiste.

Si les manifestations sont d'abord pacifiques, la situation s'envenime lorsque Deng Xiaoping, alors au pouvoir, signe l'ordre de la loi martiale, le 19 mai, afin d'assister une police débordée. Et pour cause, des étudiants venus de toute la Chine convergent vers Pékin afin de se joindre aux protestations.

Affrontements urbains

Le Parti communiste chinois (PCC) est dans une impasse, les pourparlers n'avancent pas, ses hauts dignitaires choisissent la répression. Le 4 juin 1989, vers 4 heures du matin, les chars de l'Armée populaire de libération pénètrent sur la place Tian'anmen et écrasent sans discernement véhicules et manifestants. Pékin devient le lieu d'affrontements urbains entre étudiants et militaires faisant des centaines de morts, peut être des milliers, le nombre exact de victimes demeurant invérifiable.

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Toute mention de ces événements est formellement prohibée par le gouvernement chinois. Programmes scolaires, archives de presse, œuvres littéraires : le massacre du 4 juin 1989 est partout absent. Un impératif que les gouvernements chinois s'attachent à préserver.

Ainsi, le président Hu [...] Lire la suite