Par pitié, arrêtez de me demander si je suis « toujours » ou « toujours pas » quelque chose !

Woman with paper bag on her head with an angry expression on it
Ben-Schonewille via Getty Images Woman with paper bag on her head with an angry expression on it

Ben-Schonewille via Getty Images

Sans regret, la question du « toujours » me fait aujourd’hui réfléchir. Installée dans une décennie que j’espère sans souci majeur, je me fais la promesse de ne plus réagir aux toujours des autres.

BIEN-ÊTRE - « Alors, toujours pas de mec ? ». La question d’un ami d’enfance que je côtoie quatre ou cinq fois par an est posée avec un petit sourire de rigueur en coin. La dernière fois que j’avais fait la une de son actualité, c’était lors de ma séparation, il y a près de deux ans.

Depuis, silence radio. Rien de neuf de mon côté, ou très peu à partager en termes de nouvelles à sensation.

Lui parler de liberté, d’insouciance et de joie de vivre à lui, marié-deux-enfants-et-un-chien ?

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À ce stade, c’est comme postuler en tant qu’astrophysicien dans un magasin de kebab. Ça n’a ni queue ni tête. Dans son registre, une femme seule est forcément moins heureuse qu’une autre.

Ma vie a été remplie des toujours des autres…

Toujours pas de dents ?
Toujours pas propre ?
Toujours les doigts dans la bouche ?
Toujours pas la moyenne en physique chimie ?
Toujours dans la musique New Wave ?
Toujours vierge ?
Toujours avec Éric ?
Toujours pas d’enfants ?
Toujours pas mariés ?
Toujours dans la même boîte ?
Toujours pas ménopausée ?

... Toujours s’installe dans les phrases de ceux qui m’entourent pour les transformer en injonctions

Il métamorphose le quotidien en fardeau et force à réfléchir, puis à agir.

Certains toujours sont de véritables déclencheurs de changement. Les « toujours pas d’enfants ? », « toujours pas mariés ? » et autre « toujours dans la même boîte ? » m’ont fait, aujourd’hui j’en suis convaincue, prendre des décisions car ils m’ont persuadée que, si je continuais sur ma lancée, je serais moins heureuse qu’avant.

Sans regret, la question du « toujours » me fait aujourd’hui réfléchir. Installée dans une décennie que j’espère sans souci majeur, je me fais la promesse de ne plus réagir aux toujours des autres.

Je me réveille le matin en m’adressant un « Alors, toujours heureuse ? ». Et tant que la réponse à cette question sera suivie d’un signe positif de la tête et d’un sourire, c’est que je serai toujours en vie.

À voir également sur Le HuffPost : Est-ce plus difficile d’être heureux en amour lorsqu’on est surdoué ?

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