Sur la piste du virus mutant en Angleterre

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 La nouvelle souche de la Covid-19 affole le monde. Notre reporter, Flore Olive, s’est rendue sur l’île de Sheppey, dans le Nord du Kent où le variant Anglais se serait évadé d’une prison.

Paris Match. Les hôpitaux londoniens sont débordés, qu’est-ce qui différencie cette nouvelle vague de la première ?
Flore Olive. Visiblement, ça serait le niveau de contagiosité. Ce nouveau variant représentait 62% des contaminations en décembre. Il n’est pas censé être plus dangereux. Mais fatalement avec la multiplication des cas, on arrive à une saturation potentielle des hôpitaux. Le 11 janvier dernier, le pic de l’épidémie était encore devant eux. La situation est actuellement compliquée à contrôler.

Avons-nous véritablement la preuve que ce variant soit né en Angleterre ?
Sur cette île du Kent, le taux de contamination s’est subitement mis à exploser alors qu’à ce moment-là, la situation était encore sous contrôle. Il y avait assez peu de cas de Covid. Nous soupçonnons que le variant se soit développé chez un malade dans une des prisons, près du village d’Eastchurch, et qu’ensuite il se soit répandu. Ceci étant, il aurait tout à fait pu apparaître ailleurs et être importé en Angleterre, auquel cas on ne le saurait pas. Il a été identifié au Royaume-Uni car ce pays fournit un effort de séquençage considérable, augmentant les chances d’identifier une mutation du virus.

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Comment expliquer une telle mutation ?
D’après une des hypothèses, cette mutation aurait eu le temps de se développer et de se fixer chez un patient immunodéprimé. C’est-à-dire, une personne avec un système immunitaire affaibli. Dans ce cas-là, le virus a eu plus de temps pour muter et plus d’espace aussi. Ce qu’il faut savoir, c’est que des mutations, il y en a tout le temps. Elles sont corrigées la plupart du temps. Et n’ont pas de(...)


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