Sur la piste des premiers écosystèmes

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Courbées, les pieds dans l’eau, des silhouettes vont et viennent comme ces flamants roses revenus prudemment sur leur lieu de nourrissage. Huit scientifiques, espagnols, chiliens et français, fouillent la surface jaune orangé du salar (désert de sels, en Amérique du Sud), qui peut être partiellement recouvert d’eau selon les saisons. Les uns prélèvent les eaux opalescentes dans des bidons ou des carottes de sédiments, d’autres mesurent les paramètres physico-chimiques de la lagune : température, salinité, conductivité... Il fait très froid en ce matin de mars, à 4.497 mètres d’altitude. Peu importe, les chercheurs se sont donné un mois pour étudier les formes de vie microscopiques qui se développent dans les salars de l’Altiplano chilien, cette plaine située à 3.300 mètres d’altitude et qui s’étend sur 1.500 kilomètres dans la cordillère des Andes.

À la tête de l’équipe, Purificación López García et David Moreira, respectivement directeurs de recherche au CNRS et à l’université Paris-Saclay. Microbiologistes, ils se passionnent pour les environnements extrêmes. Après les lacs des cratères mexicains, les profondeurs du lac Baïkal en Russie, les sources brûlantes du dôme de Dallol et les lacs hypersalés de la dépression de Danakil en Éthiopie, ils ont décidé d'explorer les salars de l’Atacama, où se sont concentrés les sels minéraux contenus dans les roches volcaniques de la cordillère des Andes. Outre leur forte salinité, ces bassins d’évaporation sont réputés pour leur rayonnement (...)

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