La piste de l'ultragauche privilégiée dans les incendies d'antennes-relais en France

Depuis début avril, plus d’une vingtaine d’actes de sabotage de relais télécoms ont été recensés, dont trois près de Grenoble dans le sud-est de la France, dans la nuit de dimanche au lundi 18 mai. Des incendies qui perturbent fortement les communications dans certaines régions.

Trois pylônes ont été brûlés. Les incendies ont fait des dégâts matériels importants et le réseau téléphonique s’en est trouvé affecté. Les actions ont été menées simultanément dans l’agglomération grenobloise avec le même mode opératoire. Au moins vingt-six sabotages ont été recensés à travers la France en à peine deux mois. Quasiment toutes les régions sont touchées et les enquêtes progressent.

À Grenoble, la piste privilégiée mène aux militants de l’« ultragauche anarcho libertaire », selon les mots du procureur de la République. Les appels à « l’action directe » ont en effet redoublé ces derniers temps sur les blogs anarchistes. Un document daté de février expliquant comment détruire une antenne relais circule également sur la toile.

Mais ces antennes 5G ont d’autres ennemis parmi la population. Depuis peu, les thèses complotistes accusant la 5G de transmettre le coronavirus ont fleuri sur les réseaux sociaux. Cette piste n’est pas donc exclue par le procureur de Grenoble.

En Grande-Bretagne où les vidéos complotistes anti-5G rencontrent un grand succès, les sabotages d’antennes-relais se sont multipliés depuis début avril.