La piste du FSB relancée dans le meurtre d'un Géorgien à Berlin

La piste de l’implication du FSB est relancée dans l’affaire de l’assassinat, le 30 août 2019 à Berlin, d’un ressortissant géorgien. Une affaire qui avait envenimé les relations entre la Russie et l’Allemagne. Selon l’enquête du site d’investigation Bellingcat, du site russe The Insider et du quotidien allemand Der Spiegel, l’auteur présumé de l’assassinat a entretenu des liens étroits avec une unité de l’agence russe du renseignement intérieur.

Dans les semaines et les mois qui ont précédé l’assassinat du ressortissant géorgien à Berlin, le meurtrier présumé, Vadim Krassikov, 54 ans, a été en contact très régulier avec des membres du Fonds de bienfaisance Vympel, une association d’anciens officiers des forces du FSB spécialisés dans les assassinats ciblés.

Il a aussi séjourné à plusieurs reprises dans deux propriétés du FSB, en particulier dans un centre d’entraînement secret pour les forces spéciales à Moscou. Il y a passé plusieurs jours, juste avant son départ pour Berlin. C’est l’analyse des appels et du bornage du téléphone portable de Vadim Krassikov qui a permis d’arriver à ces conclusions. Parmi ses contacts les plus réguliers : Édouard Bendersky, président de l’association des vétérans de Vympel, qui est aussi le beau-père de Maxime Iakoubets, un hacker russe recherché par les États-Unis, accusé d’être lié aux services de renseignement du Kremlin.

Lorsqu’il a été interpellé à Berlin après le meurtre, l’assassin présumé avait sur lui un passeport au nom de Vadim Sokolov, un nom d’emprunt qui ne figurait dans aucune base de données russe. Tous ces éléments permettent aux auteurs de cette enquête d’affirmer que le meurtre n’a pas été un simple règlement de compte entre criminels comme le soutient Vladimir Poutine, mais une opération sanctionnée par le FSB, voire en plus haut lieu.

Plus d'information sur cette enquête sur le site Bellingcat, sur le site de Der Spiegelou le site russe The Insider