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Piratage de France Travail: «Piéger un humain est la priorité chez les pirates informatiques»

Quelques jours après un piratage historique de France Travail concernant potentiellement 43 millions de victimes, le parquet de Paris a annoncé ce 19 mars l’interpellation de trois suspects âgés de 22 à 24 ans. Les premiers éléments de l'enquête n’indiquent pas en revanche si ces jeunes pirates ont agi de leur propre initiative ou si cette exfiltration massive de données a été commanditée par les réseaux mafieux du dark web, précise Damien Bancal, spécialiste en cybersécurité et fondateur du site Zataz.

RFI : S’agit-il d’une escroquerie bien préparée ?

Damien Bancal : On peut se dire qu’il y a deux possibilités. La première, c'est effectivement un groupe organisé, qui connaît sa cible, qui va prendre le temps de pouvoir l'infiltrer, la convaincre par des messages, ou en tout cas des courriers électroniques piégés. Ou alors, clairement, des pirates informatiques qui ont l'occasion qui fait le larron. Ils ont trouvé une cible et ils ont vu qu'ils pouvaient accéder à son ordinateur. À partir de cet ordinateur, ils ont vu des données, ils se sont dits : « comme nous, on est dans un business de la malveillance, on va exfiltrer parce que tout ça, c'est de l'argent pour nous ».

Est-ce que l'on peut se dire qu’il y a un manque de vigilance par rapport à un service public, comme France Travail ?

Là, on ne sait rien des motivations de ces cyberattaquants ?

L'idée qu’il y ait éventuellement des commanditaires derrière cette cyberattaque et ce vol de données, est-ce crédible ?


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