Piques, vacheries, moments gênants: les élections européennes ravivent la guerre des gauches

La guerre fait rage entre les gauches à l’occasion de cette campagne des Européennes, bien loin du « pacte de non-agression » proposé par la tête de liste écologiste Marie Toussaint en fin d’année dernière. La fin de la Nupes et les divergences idéologiques ont en effet libéré les rancunes. Sans compter les ambitions pour 2027 entre les ex-alliés et au sein même des partis. De mauvais augure pour la suite.

Une « rupture totale avec ce que fait LFI aujourd’hui » : ces quelques mots de Raphaël Glucksmann lors de son interview dimanche 2 juin sur BFM TV ont suffi à raviver un incendie qui ne demandait qu’à être alimenté.

Sur les réseaux sociaux, les insoumis pilonnent aussitôt la tête de liste PS Place Publique aux Élections européennes : « Pour une fois, les socialistes n’attendent pas les élections pour trahir leurs promesses. C’est un progrès » cingle la députée Clémence Guetté. Son collègue Paul Vannier renchérit : « Voter Glucksmann, c’est faire les affaires de Le Pen et Macron. »

Car le candidat PS Place Publique va cette fois plus loin que ce qu’il professe depuis le début de la campagne : une vision antinomique de l’Europe entre son camp politique et LFI. Sûr de son probable bon score dimanche 9 juin, il estime que le scrutin « va trancher les lignes », entre d’un côté « son cap », attachement à l’Europe, à la démocratie, « au débat apaisé » et les « outrances, calomnies et fake news » des Insoumis.

Bataille de chiffonniers à gauche


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