Piqûres en boîte de nuit: déjà plus de 300 victimes recensées

319 personnes ont subi une piqûre lors d'une soirée passée dans un établissement de nuit, et ce, dans l'ensemble des zones police du territoire. Si les enquêteurs n'ont pas encore pu identifier d'auteurs, le mode opératoire est identique à chaque fois.

Une injection administrée par un agresseur qui réussit à passer inaperçu de ses victimes, pour des effets secondaires allant parfois jusqu'à la perte de connaissance. Depuis la fin du mois de mars, les établissements de nuit de l'Hexagone sont le théâtre d'un mystérieux délit. Plus de 300 clients de boîtes de nuit, en grande partie des femmes, ont ainsi été piqués à leur insu par un inconnu, selon des chiffres que nous avons recueillis ce lundi, à la suite d'une réunion des autorités consacrée à la question la semaine dernière, pour l'ensemble des zones couvertes par la police.

Par conséquent, cette statistique doit encore être complétée par les éléments des zones gendarmerie.

Un mode opératoire invariable

Dans le détail - et avant un nouveau point prévu mercredi - on déplore déjà 319 victimes de piqûres en établissements de nuits, pour un total de 275 plaintes à ce stade. Les signalements proviennent de l'ensemble du territoire, bien qu'on note une légère prévalence dans le sud.

Le mode opératoire est toujours le même: les victimes sont piquées en boîte de nuit, sans voir leur agresseur. Elles sont parfois prises de malaise et peuvent éprouver des bouffées de chaleur, des vertiges, voire subir une perte de connaissance ou de sensibilité. Des effets néfastes qui se produisent immédiatement dans certains cas, ou de manière différée à d'autres.

Les enquêteurs ont ordonné la conduite d'examens toxicologiques, sérologiques, urinaires, toujours en cours à ce jour et sans succès pour le moment. Aucun produit particulier n'a ainsi été identifié dans l'organisme des victimes, en-dehors de traces d'alcool ou de cannabis.

Le "Needle spiking", le précédent britannique

Depuis que le phénomène a commencé à être rapporté aux commissariats de police, les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs interpellations, mais celles-ci n'ont encore rien donné. Faute de preuve, les personnes arrêtées ont en effet été relâchées.

Il faut noter que cette vague de piqûres sauvages n'est pas propre aux dancefloors français: le phénomène a déjà été identifié au Royaume-Uni, sous le terme de "needle spiking". En janvier dernier, la police britannique avait ainsi évoqué 1300 signalements de telles piqûres au cours des six mois précédents.

Article original publié sur BFMTV.com

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