"Pas de piqûre, pas de boulot": la vaccination devient obligatoire aux Fidji

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Vaccination obligatoire ou pas, une haute instance appelle à un débat public. (photo d'illustration) - François Guillot - AFP
Vaccination obligatoire ou pas, une haute instance appelle à un débat public. (photo d'illustration) - François Guillot - AFP

"Pas de piqûre, pas de boulot" ("No jabs, no job"). Les employés du public comme du privé vont aux Fidji avoir l'obligation de se faire vacciner dans les semaines qui viennent, a annoncé le gouvernement de cet archipel du Pacifique en proie à une flambée de cas du très contagieux variant Delta.
Le Premier ministre Frank Bainimarama a annoncé que les fonctionnaires fidjiens devraient prendre des congés s'ils n'ont pas reçu leur première injection au 15 août et risqueraient d'être renvoyés si la deuxième ne leur est pas administrée avant le 1er novembre. Les employés du secteur privé devront avoir reçu leur première dose au 1er août. En cas d'infraction, le travailleur sera passible d'une amende salée et son employeur risquera la fermeture administrative.

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700 nouveaux cas par jour

"Pas de piqûre, pas de boulot ("No jabs, no job"), voilà ce que la science commande pour des raisons de sécurité, et voilà ce qu'est désormais la politique du gouvernement", a annoncé jeudi soir Franck Bainimarama dans une allocution.

Cette décision drastique est une réponse des autorités au fait que la population ignore très largement les recommandations sanitaires, et notamment les impératifs de distanciation sociale et l'obligation de port du masque. Une attitude qui a largement été montrée du doigt comme une des raisons de la flambée épidémique.

Avant avril, les Fidji n'avaient recensé aucun cas de transmission locale du virus. Mais une faille dans le dispositif de quarantaine a permis au très contagieux variant Delta de se propager comme une trainée de poudre dans la population. L'archipel enregistre actuellement plus de 700 nouveaux cas par jour. Le système de santé du pays, notoirement sous-equipé, est désormais proche de la rupture. Au point que le plus grand hôpital de l'archipel, situé dans la capitale Suva, a annoncé cette semaine que sa morgue était pleine et exhorté les familles des victimes à venir récupérer les corps de leurs proches.

Article original publié sur BFMTV.com

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