Un des pionniers de l’intelligence artificielle démissionne de Google et regrette ses travaux

Pionnier de la recherche sur l’intelligence artificielle (IA), Geoffrey Hinton a quitté Google, invoquant des préoccupations quant au flot de fausses informations véhiculées par cette technologie, la possibilité qu’elle bouleverse le marché de l’emploi et le « risque existentiel » posé par la création d’une véritable intelligence numérique. The New York Times a appris mardi son départ de la firme de Mountain View. Spécialisé dans les réseaux de neurones artificiels, le septuagénaire avait été engagé plus d’une décennie auparavant par ce géant de la Tech, pour contribuer au développement de l’IA, ouvrant la voie à divers systèmes tels que le robot conversationnel ChatGPT.

Auprès du quotidien américain, le chercheur canado-britannique concède qu’une « part de lui-même regrette l’œuvre de sa vie ». « Je me console avec l’excuse habituelle : si je ne l’avais pas fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait », tente de relativiser celui qui estime que « les futures versions de cette innovation pourraient être un risque pour l’humanité ». Selon Geoffrey Hinton, si les intelligences artificielles ne sont « pour le moment » pas plus intelligentes que l’Homme, « elles pourraient bientôt l’être ».

À lire aussi TRIBUNE. « Il ne faut pas fuir les intelligences artificielles mais les pratiquer »

Lanceur d’alerte sur le tard

Interrogé par la BBC à l’annonce de son départ, le détenteur du prix Turing a jugé la perspective d’avenir des chatbots « assez effrayante », avertissant qu’ils...


Lire la suite sur LeJDD