Un pionnier bien accompagné

Libération.fr

Du boogie-woogie qui accélère le blues au bop qui dynamise le jazz, les précurseurs du rock restent dans l’ombre de Chuck Berry.

Les premières heures du rock’n’roll s’écrivent à Chicago, dans le sillon de Chess Records, même s’il faut remonter aux années 40 pour retrouver les traces des pionniers du genre. Dans la grande ville de l’Illinois, la communauté noire émigrée du Sud ségrégationniste a très tôt développé une branche du blues, plus urbain et électrique. Muddy Waters, Howlin’ Wolf, John Lee Hooker, Willie Dixon et, bien entendu, Big Bill Broonzy, dont le Rockin’ Chair Blues cite abondamment un autre thème précurseur : Rock Me, Baby, un standard lui-même adapté de Rockin’ and Rollin’ de 1923… Pour le moins explicites, ces titres de chanson annoncent des lendemains qui vont swinguer autrement.

Tous ces musiciens, lorsqu’on parcourt attentivement leur discographie, attisent et attestent le vent du changement : accélération du tempo, durcissement du propos… Comme les contemporains de Chuck Berry restent mal entendus par beaucoup (le meilleur exemple est l’immense Bo Diddley, dont le surnom «The Originator» laisse deviner le poids dans toute cette histoire), les pionniers de cette époque charnière ne seront pas toujours cités, récompensés.

Motifs. Car avant de devenir la culture dominante des Blancs, le rock représenta l’underground de la jeunesse des ghettos noirs. C’est là, dans les juke-joints - ces bars du Sud profond qui deviendront pour les honky tonksdes Blancs - que s’invente une musique binaire, simple et directe. Ce sera le boogie-woogie, musique née dans les faubourgs créoles de la Nouvelle-Orléans. Du blues, joué up tempo, par des pianistes au départ, puis adopté par tous. Albert Ammons, Wynonie Harris et même le tout jeune Fats Domino, l’un des autres godfathers du rock’n’roll, s’adonnent à ce style qui repose sur la répétition de motifs et l’énergie du jeu de mains. Cette façon de projeter le blues sur la piste de danse va trouver sa quintessence (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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