Piolle (EELV) critique les "religions" de la croissance et de la décroissance

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Le maire de Grenoble Eric Piolle, candidat à la primaire des Verts pour la présidentielle, le 30 juin 2021 à Paris

Le maire de Grenoble Eric Piolle, candidat à la primaire des Verts pour la présidentielle, a critiqué mardi "la religion" de la croissance pour les uns, de la décroissance pour les autres, disant préférer "partir du vécu" pour bâtir une politique.

Alors que l'ancienne ministre Delphine Batho, également candidate à la primaire écologiste, prône la décroissance, Eric Piolle a affiché sur France Inter sa différence: "Je ne suis pas religieux: la croissance est devenue une religion, vous devez être ou bien croissansiste ou bien décroissansiste; ça ne me parle pas".

Mesurer l'évolution du PIB, "ça n'a pas de pertinence", "c'est un indicateur qui aujourd'hui ne reflète pas notre qualité de vie", a-t-il insisté.

Il a appelé au contraire à "partir du vécu, le logement, la mobilité, l'alimentation", et à se "fixer des objectifs sur ce que nous voulons atteindre". Ainsi par exemple en matière de santé où au-delà de la "politique du tout curatif" actuelle, il faut selon lui "aussi faire du préventif, qui permettra, à financement constant", d'améliorer notre santé à tous".

Interrogé par ailleurs sur la 5G, le candidat écologiste a souligné l'importance de la régulation du numérique dont la consommation électrique, "si rien n'est fait, va doubler dans les cinq ans" et les gaz à effet de serre qui lui sont liés "exploser".

Sur ce sujet, il a qualifié d'"excellente idée" la proposition du député LFI François Ruffin d'un "comité citoyen permanent sur le numérique", "pour pouvoir fixer la question des usages".

Eric Piolle a par ailleurs défendu l'action de l'association altermondialiste Attac, qui a peint en noir samedi des vitrines de la Samaritaine, le grand magasin du géant du luxe LVMH à peine rouvert au cœur de Paris, pour dénoncer l'enrichissement des milliardaires pendant la crise sanitaire.

"Ce n'est pas du vandalisme, rien n'a été détruit", et "ces actions-là peuvent être utile" pour "faire passer le message", a-t-il jugé, qualifiant de "scandale pour notre justice sociale" l'enrichissement des plus riches pendant la crise.

Sur le front de la pandémie et d'une possible obligation vaccinale contre le Covid des soignants, qui en ont déjà une pour d'autres maladies a-t-il rappelé, il s'y est dit favorable, "si les choses n'évoluent pas dans le bon sens dans les quinze prochains jours".

Mais concernant l'ensemble de la population française, "il y a encore énormément à faire pour promouvoir la vaccination" avant d'envisager une obligation, a-t-il estimé.

ggy/cs/kal

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