Pierrefitte : profs et parents passent la nuit au collège

Jérémie Longuet
Pierrefitte, jeudi 11 janvier. Toute la nuit de ce jeudi à vendredi, une quarantaine d’enseignants et de parents d’élèves ont occupé la salle des professeurs du collège Pablo-Neruda

Enseignants et parents d’élèves ont occupé la salle des professeurs du collège Pablo-Neruda pendant toute la nuit de jeudi à vendredi pour réclamer des moyens supplémentaires afin de sécuriser l’établissement.


Galettes des rois, chips, bonbons, sodas, jus de fruits, sans oublier l’incontournable café : ils avaient tout prévu. « J’ai aligné les fauteuils pour pouvoir dormir au cas où, sourit un professeur. « Il y a même des douches… », plaisante un autre.

Toute la nuit de ce jeudi à vendredi, une quarantaine d’enseignants et de parents d’élèves ont occupé la salle des professeurs du collège Pablo-Neruda à Pierrefitte. Et ce vendredi, ils continaient à bloquer l’établissement. « On est là parce qu’on est à bout et qu’on se sent abandonnés par l’inspection académique, expliquent-ils. On veut toujours enseigner dans ce collège, mais pas dans ces conditions. »

Depuis la fin de l’année 2017, tous réclament l’arrivée d’un troisièmeconseiller principal d’éducation (CPE) et le passage de REP (réseau d’éducation prioritaire) en zone REP +, pour cet établissement passé de 500 à 700 élèves en quatre ans. « Nous avons tous les critères pour passer en zone REP + et donc avoir plus de moyens pour travailler, assurent les professeurs. Car on nous en demande toujours plus avec toujours moins. »

Selon eux, ce sont deux conditions sine qua none pour rendre sa sérénité au collège. « Les élèves ont perdu leurs repères, analyse Pascal, professeur d’éducation physique et sportive (EPS). Ils ne savent plus vraiment où se situe le respect. »

Une situation qui se traduit par une recrudescence des actes violents au sein de l’établissement. « Même si elles ne font pas souvent de blessés, et heureusement, il y a des bagarres tous les jours », assure une professeure. « Je n’arrive plus à faire face à l’agressivité des élèves, se désole Andréa, professeure d’espagnol. Je me sens complètement démunie face à ça. » Julia, qui enseigne le français, raconte de son côté : « Un élève m’a avoué qu’il (...)

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