Pierre Simonet, l'un des trois derniers compagnons de la Libération, est mort

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Pierre Simonet, l'un des trois derniers compagnons de la Libération, est mort jeudi à l'âge de 99 ans, a annoncé l'Elysée, en saluant un "héros" qui avait rejoint la Résistance adolescent. Emmanuel Macron a rendu hommage à "cet homme animé du souffle de la liberté qui, par-delà les risques et les frontières, fut toujours guidé par son immense amour de la France", a précisé la présidence dans un communiqué.

Seuls deux compagnons de la Libération lui survivent - Daniel Cordier et Hubert Germain, tous deux centenaires -, sur les 1.038 distingués par le général de Gaulle pour leur engagement au sein de la France libre pendant l'Occupation allemande. Son décès fait suite à celui d'un autre compagnon, d'Edgard Tupët-Thomet, décédé le 9 septembre à l'âge de 100 ans.

Révolté par le maréchal Pétain

Né le 27 octobre 1921 à Hanoï, en Indochine, Pierre Simonet avait rejoint Bordeaux pour y faire ses études. Révolté par l'intention du maréchal Pétain de signer l'armistice avec l'Allemagne, le jeune homme décide de rejoindre l'Angleterre pour s'engager dans les FFL en juillet 1940. Membre du 1er régiment d'artillerie, il participe aux campagnes de Syrie et de Libye, où il s'illustre à Bir Hakeim. Il combat également lors des campagnes de Tunisie et d'Italie, avant de débarquer en Provence et de poursuivre les combats en Alsace.

A l'issue de ces campagnes, "son compteur affichait 250 heures de vol et 137 missions de guerre, qui lui valurent 5 citations et sa désignation comme Compagnon de la...


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