Pierre Lemaitre a-t-il vraiment dit adieu au polar ?

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Pierre Lemaitre, auteur du « Grand Monde ».
Pierre Lemaitre, auteur du « Grand Monde ».

Supposément, au printemps dernier, Pierre Lemaitre a dit adieu au polar avec une œuvre de jeunesse (il avait 34 ans en 1985) formidablement aboutie, le méchant et jouissif Serpent majuscule chez Albin Michel. Et parce qu'en commençant la trilogie dite des « Enfants du désastre », dont le premier volet, Au-revoir là-haut, a ravi le prix Goncourt 2013 et le cœur d'Albert Dupontel, qui l'a traduit en une spectaculaire adaptation cinématographique, Lemaitre, également lauréat du prix Le Point du polar européen en 2010 pour Cadres noirs, a pris goût au roman picaresque.
Le Grand Monde (Calmann-Lévy) arrive comme un quatrième instantané photographique – Lemaitre ambitionne un livre pour chaque décennie de façon à brosser le XXe siècle –, qui lève le rideau sur les années 1950, après la débâcle des années 1940 du tome 3, Miroir de nos peines. Le roman, fidèle aux préceptes du romancier depuis 2013, ouvre sur une tranche de l'histoire du XXe siècle, prise de biais : la guerre d'Indochine et un scandale méconnu qui place – sa signature – la cupidité au cœur d'une mécanique d'emballement. Il brosse également un milieu. Ici, des notables, petits bourgeois et enfants gâtés rêvant d'ailleurs, en une famille française installée à Beyrouth, au Liban, les Pelletier, que Louis, le patriarche, est fier de soutenir grâce à une belle réussite par le labeur dans la fabrique de savon. Une « histoire naturelle et sociale d'une famille », comme l'écrivait Zola dans Les Rougon-Mac [...] Lire la suite

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