Pierre Bacqué, maire du Vaudoué (Seine-et-Marne) «Nous nous sommes ridiculisés avec l’affaire Fillon» Paroles de parrains de campagne André Nogas, maire de Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne) «De toute façon, elle ne peut pas gagner» Jean Grosse, maire de Saint-Jean-Kourtzerode (Moselle) «Ras-le-bol du réchauffé»

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«Je suis maire depuis 1989. J’ai donné mon parrainage à Marine Le Pen pour marquer le coup, quelques jours après avoir quitté Les Républicains. Nous nous sommes ridiculisés dans le monde entier avec l’affaire Fillon : il avait érigé en principe la cupidité familiale et personnelle. Et le pire, c’est que notre parti s’en est accommodé : s’ils ont cherché un plan B, ce n’était pas pour défendre des principes mais parce qu’ils allaient dans le mur. Si j’ai donné mon parrainage à Le Pen, c’est parce qu’elle a retiré la peine de mort de son programme. D’ailleurs, je viens aussi de prendre ma carte au Rassemblement bleu Marine. Ce qui m’intéresse chez elle, c’est son programme sur la ruralité, sa proposition que les jeunes médecins fassent un stage dans un désert médical ou les aides aux jeunes agriculteurs. Je vois aussi que tous les spécialistes disent que nous ne pourrons pas nous en sortir si on ne réintroduit pas de façon sérieuse la notion de frontières. Au départ, je n’étais pas très convaincu par son programme économique, mais il paraît que même de grands économistes soutiennent aujourd’hui la fin de l’euro…

«Ici, les petits exploitants d’autrefois ont été remplacés par des rurbains plutôt aisés, qui votent surtout à droite. Ces derniers temps, je constate une certaine radicalisation. Je dirais que c’est l’effet des médias : quand quelqu’un est assassiné, qu’une voiture est brûlée, même si c’est loin de chez nous, la télé fait entrer ça dans nos salons. Des gens sont venus me dire qu’il faudrait engager une compagnie de gardiennage pour faire des rondes dans le village la nuit. Cela m’a fait rire : des crimes, des délits, il y en a toujours eu, partout. Notre principal problème, c’est la faiblesse des transports en commun dans les environs.»

«Bien que je sois encarté LR, c’est la quatrième fois que je parraine le candidat FN. C’est un geste démocratique, parce qu’ils galèrent toujours pour avoir les 500 signatures d’élus ! D’ailleurs, en 2007, même Sarkozy nous (...)

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