Picardie verte : il y a urgence pour la santé

Corinne Fourcin
Grandvilliers, mercredi. La densité médicale en Picardie verte pour tous les professionnels de santé, y compris les pharmaciens, est inférieure aux taux départementaux et régionaux

Un diagnostic des problématiques liées à la santé vient d’être dressé. Il servira de base à des actions concrètes pour, notamment, améliorer l’accès aux soins.


L’état du patient est jugé préoccupant et nécessite une prise en charge rapide. Telle pourrait être la conclusion du diagnostic présenté mercredi, à Grandvilliers, dans le cadre de l’élaboration du contrat local de santé de la Communauté de communes de la Picardie verte (CCPV), qui compte 88 communes et près de 35 000 habitants.

Lancée en septembre dernier et soutenue par l’Agence régionale de santé (ARS), la démarche, qui associe élus, professionnels de santé et du secteur médico-social, vise à élaborer un plan d’actions pour « dynamiser la politique de santé au plus proche des populations ».

La densité médicale est l’une des plus faibles des Hauts-de-France

Il y a urgence à se mobiliser au regard des indicateurs, tous au rouge ou à l’orange très foncé. Avec dix-huit médecins généralistes, la densité médicale est l’une des plus faibles des Hauts-de-France sur ce territoire où la population est vieillissante et où les affections de longue durée touchent près d’un habitant sur sept.

S’ajoute à ces problématiques, celle de la mobilité, sur un secteur mal desservi par les transports collectifs. Le développement des problèmes d’addictions liés à la drogue chez les jeunes est aussi un sujet d’inquiétude pour les élus.

Télémédecine ? Médecins salariés ? Plusieurs solutions sont étudiées

« Le volet accès aux soins est identifié comme prioritaire », souligne Fabienne Cuvelier, vice-présidente de la CCPV, en charge du dossier. Pour lutter contre la désertification médicale, plusieurs pistes évoquées devront être affinées pour intégrer le futur plan d’actions.

Parmi elles, la mise à disposition de locaux vides pour accueillir une activité de télémédecine, potentielle solution aux problèmes de déplacement des patients. S’inspirant de l’expérience noyonnaise, la réflexion est également ouverte sur la mise en place de centres de (...)

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