Les pièges du télétravail depuis l’étranger

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Travailler pour une entreprise en Europe depuis une destination de rêve à l’autre bout du monde peut sembler très tentant. Pourtant, comme l’explique la Frankfurter Allgemeine Zeitung, il ne faut pas négliger l’envers du décor. Tout d’abord, ce mode de vie souvent appelé “workation”, contraction de work (“travail”) et de vacation (“vacances”), ne fait pas si envie que cela à la plupart des salariés. Dans une étude menée par Florian Kunze, professeur en comportement organisationnel à l’université de Constance, en Allemagne, il apparaît que “seuls 12 % des salariés interrogés veulent travailler à distance de manière permanente, et il y en a encore moins parmi les cadres”. La volonté d’avoir recours au travail hybride, c’est-à-dire à un mélange de distanciel et de présentiel, est majoritaire.

En tout cas, même pour quelques semaines ou quelques mois, le télétravail, notamment depuis l’étranger, présente de nombreux défis.

Côté salarié : les points de vigilance

  • Le décalage horaire : Mark Bartels (il s’agit d’un pseudonyme) a passé un mois à travailler pour l’Allemagne depuis la Floride. “Le séjour a vraiment bouleversé le biorythme de ce consultant en management”, note la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Par ailleurs, il faut se méfier de l’envie de tirer parti du décalage horaire et de travailler tout le temps.

  • Les problèmes administratifs : Mark Bartels avait l’accord de son N+1 et de son patron, mais “le client et le service des ressources humaines ont été laissés de côté”. En effet, “je ne sais pas si cela aurait été accepté, dit-il. Il y a des problèmes avec le droit du travail, pour les questions fiscales et avec les assurances.” Cette omission aurait pu avoir des conséquences graves.

  • L’équipement : Bien sûr, il est indispensable d’avoir une bonne connexion Internet. Mais il faut aussi penser à une bonne chaise, une bonne table, à la climatisation si on est dans un pays chaud et à un deuxième écran, surtout si on manipule beaucoup de données, de tableaux et de documents en même temps. Pas si évident quand on est loin de chez soi. Par ailleurs, “la protection des données est aussi un défi et doit être assurée à l’étranger”, ajoute Florian Kunze.

  • L’autodiscipline : Pour ne pas être surmené en ayant l’impression de profiter du décalage horaire, ni être tenté, à l’inverse, par une vie de vacancier, cette qualité est précieuse. “Il faut être capable de se concentrer, de définir des cadres et des objectifs clairs”, souligne Florian Kunze.

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