"Son physique n'a rien d'impressionnant": François Hollande se confie sur Vladimir Poutine

Vladimir Poutine et François Hollande au Kremlin le 26 novembre 2015 - Stéphane Sakutin/AFP
Vladimir Poutine et François Hollande au Kremlin le 26 novembre 2015 - Stéphane Sakutin/AFP

En pleine guerre entre l'Ukraine et la Russie, les confidences de François Hollande détonnent. Dans Bouleversements, son nouveau livre, l'ancien chef de l'État raconte les coulisses de ses rencontres avec Vladimir Poutine.

"Contrairement à ce qu'il fait croire, son physique n'a rien d'impressionnant", relate ainsi l'ex président qui a négocié les accords de Minsk avec le dirigeant russe, signés en 2015.

"Un art éhonté du mensonge"

Il revient en détail sur un dîner au Kremlin dans le cadre de ces négociations à l'hiver 2014. Son homologue lui avait alors offert une lettre écrite par Napoléon à Moscou.

"C'était une attention habile autant que délicate. Poutine aime faire tomber les barrières et surprendre. Mais il est aussi capable de colères plus ou moins feintes dès qu'il sent une résistance", rapporte encore le socialiste.

Avant de détailler les techniques utilisées par son homogue russe pour avoir l'avantage sur son interlocuteur.

"Il pratique un art éhonté du mensonge très élaboré", "non le mensonge par ommission ni le simple arrangement avec la vérité mais le mensonge énorme, invraisemblable, et pour cette raison déconcertant", avance François Hollande.

Poutine "nous pense faibles"

Ce n'est pas la première fois que l'ancien locataire de l'Élysée tente de décrypter la psychologie de Vladimir Poutine.

"Il pense que nous sommes, nous Occidentaux, faibles, dans le court-terme et d'une certaine façon dans l'accommodement, que nous ne sommes pas prêts à nous battre pour notre indépendance, que nous sommes toujours prêts à faire des concessions", avait-il avancé sur BFMTV au début du conflit ukrainien.

De son côté, Emmanuel Macron continue de prôner la poursuite du dialogue avec la Russie, plus de six mois après le début de la guerre. "Il faut assumer de pouvoir continuer à parler à tout le monde", a-t-il ainsi expliqué le 1er septembre dernier devant les ambassadeurs.

Article original publié sur BFMTV.com