"Les phrases qu'on aimerait ne plus jamais entendre", la chronique d'Anne Roumanoff

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Aux parents de victimes

– Il a dérapé, c'est vrai, mais vous savez, ça n'est qu'un homme. Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre.
– Ne vous inquiétez pas, votre enfant est très jeune, il va vite oublier tout ce qui s'est "soi-disant" passé.
– Le prêtre a eu un comportement inapproprié, nous allons donc le sanctionner durement : on va le changer de paroisse.
– J'en ai discuté avec ma hiérarchie, il ne faut pas jeter l'opprobre sur notre religion. Comme, après tout, il n'y a pas mort d'homme, nous préférons en rester là. Permettez-moi de vous donner un conseil : vous devriez déménager loin, très loin d'ici.
– Bien sûr, vous pouvez porter plainte, mais vous n'avez pas de preuve tangible. Je vous laisse ­décider en votre âme et conscience mais moins on en parlera, plus vite cette sinistre affaire sera oubliée. Il faut agir en fonction du bien de votre enfant.

À l'enfant victime

– Arrête de raconter n'importe quoi, c'est pas beau de mentir. Tu te fais sûrement des idées, c'est juste que monsieur le curé a beaucoup d'affection pour toi. Cette histoire va faire beaucoup de peine à tes parents. Tu veux faire de la peine à tes parents ? Non ? Alors tais-toi ! Quand on ment, on va en enfer.
– C'est un peu de ta faute aussi, tu ne lui as jamais dit non et ça n'avait pas l'air de beaucoup te déranger. Depuis deux ans que ça dure, pourquoi tu n'en as jamais parlé à personne ? Il fallait te ­réveiller avant.
– C'est honteux de salir la réputation d'un homme aussi resp...


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