Cette phrase du discours de Theresa May rappelle son ambition d'adolescente

Marine Le Breton
Theresa May et son époux Philip John le 13 juillet 2016, jour de sa nomination en tant que Première ministre.

THERESA MAY - Les larmes aux yeux, la Première ministre britannique a annoncé ce vendredi 24 mai sa démission. Dans un discours très concis, Theresa May affirme dire adieu à ce qui a été “l’honneur de sa vie”.

Quelques mots pour aller à l’essentiel parmi lesquels se dissimule toutefois l’expression de son rêve de petite fille. Devant le 10 Downing Street, celle qui a pris la tête de l’exécutif britannique en juillet 2016 a en effet tenu à lancer qu’elle était “la deuxième femme Première ministre, mais certainement pas la dernière”.

Pour comprendre pourquoi Theresa May a pu prononcer cette phrase, il faut remonter à son adolescence. Comme le souligne l’AFP, la timide adolescente qu’elle était rêvait déjà de faire de la politique. Mais pas seulement. À cette époque, Margaret Thatcher n’était pas encore la dame de fer que l’on a connue et Theresa May s’imaginait alors devenir un jour la première femme à la tête du gouvernement britannique.

“Je voulais être la première”

Margaret Thatcher a pris le pouvoir en 1979. Theresa May avait alors un peu plus de vingt ans. Jusque-là, elle n’avait donc connu que des hommes au pouvoir parmi lesquels Harold Macmillan, Harold Wilson ou James Callaghan.

Sa première réaction face à l’avènement de Margaret Thatcher n’a pourtant pas été de la joie mais de l’agacement. “Elle voulait être la première femme Première ministre quand nous étions à Oxford et elle a été très agacée que Maggie Thatcher la dépasse. C’était vraiment: ‘Je voulais être la première et elle y est arrivée avant moi’”, se souvient Pat Frankland, l’un de ses camarades à l’université, auprès du Guardian.

“Je l’ai rencontrée le premier ou deuxième jour d’université, quand elle avait 17 ans et moi 18. J’ai dès les premiers jours compris quelle était son ambition. Elle me traînait à des conférences politique”, ajoute-t-il.

Si l’arrivée de Thatcher au 10 Downing Street a toutefois concrétisé son rêve, cette dernière n’était pas son idole. “Elle n’était pas l’héroïne de Theresa....

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