Photos de Daech sur Twitter : Marine Le Pen invoque sa « liberté d’expression »

Source AFP
·1 min de lecture
Le parquet de Nanterre a requis 5 000 euros d'amende contre Marine Le Pen. 
Le parquet de Nanterre a requis 5 000 euros d'amende contre Marine Le Pen.

Le parquet de Nanterre a requis, mercredi, 5 000 euros d'amende contre Marine Le Pen et Gilbert Collard, tous deux jugés pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux en 2015 des photos d'exactions de l'État islamique (EI). À la barre, la présidente du Rassemblement national a brandi sa « liberté d'expression et d'information », tandis que l'eurodéputé RN a notamment affirmé être « un ennemi de Daech ».

Ces responsables politiques sont jugés pour diffusion de messages violents ou portant gravement atteinte à la dignité humaine, susceptibles d'être vus par un mineur, une infraction passible de trois ans de prison et 75 000 euros d'amende. « Ils avaient parfaitement le droit de diffuser ces images, le problème est de s'assurer, avant la diffusion, qu'aucun mineur n'est susceptible de voir ou de percevoir ces images », a expliqué le procureur Jean-Pascal Oualid dans ses réquisitions.

À LIRE AUSSINeumann - Marine Le Pen, permanente victimisée

« Est-ce qu'il y a un bouton rouge ?spécial mineurs? à appuyer ? » a ironisé Rodolphe Bosselut, avocat de Marine Le Pen. Ce sont « des photos de notoriété publique, à la disposition de tous, et sans doute des mineurs, sans que Marine Le Pen ait besoin de les retweeter », a-t-il souligné, demandant la relaxe de sa cliente. En cause : des tweets publiés en décembre 2015, quelques semaines à peine après les attentats revendiqués par l'EI à Paris et en Seine-Saint-Denis.

« Daech, c'est ça ! »

Dans une France traumatisée par les atten [...] Lire la suite