Photos chocs, planques, combines... Ron Galella, le paparazzi qui n’avait peur de rien

Aucune star ne lui a échappé. Il avait un don pour capter leur vérité. Et l’art de provoquer leur fureur.

Culotté, vif, débrouillard, il pouvait se camoufler des jours durant dans un entrepôt, fabriquer de fausses invitations aux soirées, baratiner les portiers, soudoyer les voituriers. Préparant ses réglages à l’avance en cas d’embrouille avec la vedette, il dégainait l’appareil à bout de bras et shootait avant de filer.

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Le paparazzi avait un cœur. Quand Greta Garbo l’a supplié d’arrêter le harcèlement (« Je n’ai rien fait de mal ! »), il a obtempéré. Warhol l’aimait bien, ils partageaient l’obsession de la célébrité. « Tout le monde veut être riche et célèbre, donc tout le monde veut savoir comment ces gens le sont devenus », prétendait Galella pour se réjouir des temps fastes. Dans les années 2000, la cote de celui qui était autrefois surnommé « le cafard » avait fini par grimper, changement d’ère oblige. On le considérait comme un artiste, on l’exposait en galerie. Lui qui possédait des millions d’images inédites exploitait son fonds avec sa femme, Betty. Ron Galella publiait des livres régulièrement, comme « New York » ou « Disco Years ». Sur la couverture de ce dernier figure la chanteuse Grace Jones, époque Studio 54. « Puis-je le garder ? » a-t-elle demandé, soudain nostalgique, à un journaliste qui lui montrait le recueil dans l’espoir qu’elle le lui dédicace.

La princesse Caroline de Monaco et son mari, Philippe Junot, en 1978.
La princesse Caroline de Monaco et son mari, Philippe Junot, en 1978.

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