Photographie : à quand le déclencheur ?

Libération.fr

Mardi, plus de 35 agences photographiques poussaient dans Libé un cri d’alarme : les combats menés par les syndicats représentant la profession ne suffisent plus, il faut agir différemment. Le ministère de la Culture a aussitôt réagi et convoqué l’ensemble des signataires à formuler leurs doléances, avec la promesse d’un rendez-vous régulier. La photographie n’a jamais été aussi présente, mais ses acteurs sont exsangues. L’image est partout, le photographe nulle part. La profession est en danger et la liste des chantiers interminable : retard des paiements de plus d’un an ; droits d’auteurs bafoués ; tarifs d’images proches du néant ; statuts précaires ; généralisation de la syndication à outrance ; systèmes d’aides à la création quasi inexistants... Que demandent-il ? Que les lois soient appliquées, que les acteurs médiatiques et l’Etat prennent leurs responsabilités. De promesses en promesses, de commissions sans lendemain en commissions sans lendemain et face à l’état du malade, il est urgent de ne plus attendre. Les photographes souffrent d’une paupérisation sans précédent. Les ministres successifs font régulièrement des annonces lors de leurs passages dans les grand festivals. Chimères. La dernière mission photographique, mise en place par Frédéric Mitterand en 2010, a vu ses directeurs partir : elle est aujourd’hui une coquille vide sans personne pour la diriger. La création photographique française ne veut plus crever la gueule ouverte sans rien dire.

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