Une photographe explore les asiles abandonnés pour restaurer la mémoire des internés du XIXe siècle

Marie Pujolas
·2 min de lecture

Redonner une place aux oubliés. Ces hommes et femmes, qui au XIXe et début du XXe siècle passèrent le plus clair de leur existence dans un asile, loin de la société. Timea Jankovics parcourt le monde pour photographier et étudier les hôpitaux psychiatriques désaffectés. Des établissements souvent laissés à l'abandon dans les années 60. Sur place, elle trouve du mobilier, des effets personnels. Le temps est comme suspendu. Elle a tissé des liens étroits avec le musée Henri Theillou, situé au sein du centre Hospitalier Isarien à Clermont, dans l'Oise. Elle y expose son travail. Saisissant.

Des tables chirurgicales qui font froid dans le dos, des lits abandonnés, des valises, des lettres, des vêtements...comment imaginer découvrir autant d'objets du quotidien dans un asile abandonné ? On pourrait croire à une plongée dans un film d'épouvante. Mais non, l'artiste hongroise Timea Jankovics n'invente rien. Depuis 2012, elle parcourt les vestiges d'une histoire souvent difficile aux États-Unis et en Europe. "J'ai découvert des objets laissés en place comme s'il y avait eu l'apocalypse et que tout le monde était parti à toute vitesse" raconte-t-elle.

La mémoire des oubliés

Elle se sent investie d'une mission, redonner une place dans notre société à celles et ceux qui ont été oubliés. Les aliénés, les malades psychiatriques, les fous comme on les (...)

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