Phoenix de retour avec "Alpha Zulu", leur premier morceau inédit depuis deux ans

Thomas Mars de Phoenix en juillet 2018 - Alice Chiche - AFP
Thomas Mars de Phoenix en juillet 2018 - Alice Chiche - AFP

Fleuron de la pop française à l'international, Phoenix revient ce jeudi avec Alpha Zulu, morceau annonciateur d'un nouvel album. Une série de concerts est également prévue, notamment au festival parisien We Love Green ce week-end.

Le dernier opus du groupe, Ti Amo, remonte à 2017. Quant à leur dernière sortie musicale, c'était en 2020 avec Identical, titre destiné à On The Rocks, film de Sofia Coppola, femme du chanteur Thomas Mars.

Identical est électro tendance mélancolique, tandis qu'Alpha Zulu sonne lui aussi très synthés, mais s'avère plus pop, dansant et lumineux. Phoenix aurait-il tourné la page des guitares?

"On aime entretenir le flou et le mystère sur les instruments utilisés, il y a des guitares qui sonnent comme des synthés et inversement", répond à l'AFP Thomas Mars, joint au téléphone entre deux dates (vendredi au Festival Art Rock, samedi à We Love Green en France, avant, entres autres, le Primavera Sound à Barcelone puis des prestations aux États-Unis à l'automne).

Pas de date de sortie pour leur prochain opus

"Dans le groupe, on aime s'épater les uns les autres, se surprendre avec des sonorités qu'on n'avait pas utilisées avant; dans l'album, il y a des voix traitées de telle façon qu'on ne pourra pas imaginer qu'elles produisent ces sons", poursuit-il. "On est tout proche du but, il ne reste plus que les mixages."

L'artiste ne donne pas de date de sortie mais s'épanche davantage sur la genèse de ce disque dans un lieu atypique, le Musée des arts décoratifs, situé dans une aile du palais du Louvre. Les bâtiments du Louvre servent d'ailleurs de décor pour un visuel des quatre Versaillais qui ont conquis le monde de la pop (en 2009 le groupe joua en direct au Saturday Night Live, première pour des Français dans ce célèbre show télé américain).

"Des fantômes"

"Je n'ai toujours pas compris comment on a atterri là, mais on a eu un studio d'enregistrement dans le Musée des arts décoratifs dans le Louvre, et à un moment, en pleine pandémie, il n'y avait personne, on était entourés d'instruments et d'oeuvres d'art, c'était magique", confie Thomas Mars.

"Pendant la pandémie, c'était un peu plus le bordel (rires) et ça nous plaisait, il y a des expositions qui n'ont pas pu se faire, qui étaient décalées et pendant quelque temps le studio a servi à entreposer des oeuvres, un vrai choc des cultures assez inspirant".

Ce cadre de travail dégage un parfum entre onirique et fantastique. "Les veilleurs de nuit qui travaillent là-bas sont tous convaincus qu'il y a des fantômes et je veux bien les croire, il y a un coté troisième dimension au musée".

Retour aux sources

A quoi peut-on s'attendre pour l'album? "De ce qu'on a fait écouter aux amis de passage en studio, de ce qu'ils nous ont dit, je dirais que ça se rapproche du premier album (United, 2000), qui était un mélange de tous genres, sans vraiment de limite ni fil rouge, c'est ça qui faisait le charme du truc", livre le chanteur.

"Ce premier album était né de notre frustration car on avait grandi dans un climat ultra-clivant entre les milieux gothique, rock, électro, etc, et nous, ce qui nous intéressait c'était d'être influencés par plein de choses. À l'époque, on choisissait les disques pour leur pochette, ça peut sembler superficiel mais je dirais que c'était une bonne stratégie", conclut Thomas Mars en riant.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles