Les Philistins s'approvisionnaient en Asie du Sud

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Des aliments exotiques révèlent l'existence d'un commerce entre le Proche-Orient et l'Asie méridionale et orientale, au deuxième millénaire avant notre ère.

Cet article est extrait du mensuel n°888 de Sciences et Avenir-La Recherche, daté février 2021.

Il y a 3500 ans, les anciens habitants de l'actuel Israël savouraient déjà des légumineuses, des fruits et des épices importés du sud et de l'est de l'Asie.

Huiles, fruits secs et épices

Christina Warinner, de l'université Harvard (États-Unis) et ses collègues ont analysé les restes de nourriture conservés dans le tartre dentaire de 16 personnes vivant au Proche-Orient au cours du deuxième millénaire avant notre ère. Ils ont détecté des traces de soja, de sésame sur des restes humains provenant du site de Megiddo, et de banane sur un squelette de Tel Erani. "Ces produits étaient probablement consommés sous forme d’huiles, de fruits secs et d’épices", estiment les chercheurs.

Un solide réseau commercial

Les résultats suggèrent qu’un solide réseau commercial s’était développé dès la préhistoire, de l’âge du bronze moyen au début de l’âge du fer (vers 1500 à 1100 avant J.-C.), entre le Proche-Orient et l’Asie du Sud. "Nous pensions autrefois que les gens obtenaient leur nourriture localement et importaient des pierres précieuses de loin, mais dès l’âge du bronze, ils importaient leur nourriture de partout", conclut Philipp Stockhammer, de l’université de Munich (Allemagne).

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